<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F36954" type="Fiche d'information" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.0/Publication.xsd"><dc:title>Transformer l'entreprise individuelle par apport en société</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Étapes de vie</dc:subject><dc:description>Dans la perspective de son développement ou de sa transmission, une entreprise individuelle peut être amenée à « basculer en société » (SARL/EURL, SAS/SASU, SA...). Pour ce faire, l'entrepreneur individuel doit créer une nouvelle société et y apporter son patrimoine professionnel. Il peut aussi décider de ne transmettre que le fonds de commerce, sans les dettes et les créances et sans le local dont il serait éventuellement propriétaire.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Direction de l'information légale et administrative (Première ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2023-05-05</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F36954</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000045168649/#LEGISCTA000045168732, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000046573109/2022-11-19, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006069577/LEGISCTA000006197331/#LEGISCTA000006197331, http://legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006161257&amp;cidTexte=LEGITEXT000005634379, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019288940, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006307886/, https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/4607-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-PVMV-40-20-30-20-20220622</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N31903</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Professionnels</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Professionnels">Accueil professionnels</Niveau><Niveau ID="N31900">Étapes de vie</Niveau><Niveau ID="N31903">Je gère</Niveau><Niveau ID="F36954" type="Fiche d'information">Transformer l'entreprise individuelle par apport en société</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N31900"><Titre>Étapes de vie</Titre></Theme><DossierPere ID="N31903"><Titre>Je gère</Titre><SousDossier ID="N31903-1"><Titre>Rémunération et protection sociale du dirigeant</Titre><Fiche ID="F36249">Revenus du micro-entrepreneur ou de l'entrepreneur individuel</Fiche><Fiche ID="F36065">Revenus du dirigeant d'une société</Fiche><Fiche ID="F36708">Tout savoir sur la protection sociale de l'entrepreneur individuel</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N31903-2"><Titre>Décisions des associés</Titre><Fiche ID="F36625">Prise de décision dans une société par actions simplifiée (SAS)</Fiche><Fiche ID="F36714">Prise de décision dans une société à responsabilité limitée (SARL)</Fiche><Fiche ID="F36715">Prise de décision dans une société anonyme (SA)</Fiche><Fiche ID="F36717">Prise de décision dans une société civile immobilière (SCI)</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N31903-3"><Titre>Changements dans l'entreprise</Titre><Fiche ID="F32308">Transformer une entreprise individuelle en société : les questions à se poser</Fiche><Fiche ID="F36954">Transformer l'entreprise individuelle par apport en société</Fiche><Fiche ID="F36250">Modifications d'une entreprise individuelle</Fiche><Fiche ID="F32234">Modifier les statuts de la société</Fiche><Fiche ID="F36607">Augmenter le capital social de la société</Fiche><Fiche ID="F36653">Réduire le capital social de la société</Fiche><Fiche ID="F36170">Changer le nom de la société</Fiche><Fiche ID="F31479">Changer le siège social d'une société</Fiche><Fiche ID="F36173">Changer le dirigeant de la société</Fiche><Fiche ID="F36177">Changer la forme juridique de la société</Fiche><Fiche ID="F36182">Changer l'objet social de la société</Fiche><Fiche ID="F36201">Prolonger la durée de la société </Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N31903-4"><Titre>Fiscalité</Titre><Fiche ID="F36244">Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité d'un micro-entrepreneur</Fiche><Fiche ID="F36203">Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité d'un entrepreneur individuel</Fiche><Fiche ID="F36006">Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité d'une SAS</Fiche><Fiche ID="F36210">Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité d'une SA</Fiche><Fiche ID="F36211">Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité d'une SARL</Fiche><Fiche ID="F36212">Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité d'une EURL</Fiche><Fiche ID="F36215">Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité d'une SASU</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N31903-5"><Titre>Cotisations</Titre><Fiche ID="F36232">Tout ce qu'il faut savoir sur les cotisations sociales d'un micro-entrepreneur</Fiche><Fiche ID="F36238">Tout ce qu'il faut savoir sur les cotisations sociales d'une entreprise individuelle</Fiche><Fiche ID="F36007">Tout ce qu'il faut savoir sur les cotisations sociales d'une SAS</Fiche><Fiche ID="F36240">Tout ce qu'il faut savoir sur les cotisations sociales d'une SASU</Fiche><Fiche ID="F36237">Tout ce qu'il faut savoir sur les cotisations sociales d'une SA</Fiche><Fiche ID="F36239">Tout ce qu'il faut savoir sur les cotisations sociales d'une EURL</Fiche><Fiche ID="F36235">Tout ce qu'il faut savoir sur les cotisations sociales d'une SARL</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N31903-6"><Titre>Gestion des salariés</Titre><Fiche ID="F23107">Procédure et formalités d'embauche d'un salarié</Fiche><Fiche ID="F23697">Déclarer les salariés</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N31903-7"><Titre>Baisse d'activité</Titre><Fiche ID="F22542">Prêt de main-d'œuvre entre entreprises</Fiche><Fiche ID="F23503">Activité partielle</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N31903-8"><Titre>Règlement des conflits</Titre><Fiche ID="F34631">Médiation</Fiche><Fiche ID="F34629">Arbitrage</Fiche><Fiche ID="F34633">Autres modes</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Changements dans l'entreprise</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Dans la perspective de son développement ou de sa transmission, une entreprise individuelle peut être amenée à « basculer en société » (SARL/EURL, SAS/SASU, SA...). Pour ce faire, l'entrepreneur individuel doit <MiseEnEvidence>créer une nouvelle société</MiseEnEvidence> et y <MiseEnEvidence>apporter son patrimoine professionnel</MiseEnEvidence>. Il peut aussi décider de ne transmettre que le fonds de commerce, sans les dettes et les créances et sans le local dont il serait éventuellement propriétaire.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Paragraphe>La transformation en société peut également prendre la forme d'une <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F35997" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">cession d'entreprise individuelle</LienInterne></MiseEnEvidence> à la société nouvellement créée.</Paragraphe></Texte><ListeSituations affichage="onglet"><Situation><Titre>Apport du patrimoine professionnel</Titre><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Éléments apportés à la société</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La mise en société de l'entreprise individuelle implique la « transmission universelle du patrimoine professionnel (TUPP) », c'est-à-dire l'apport de <MiseEnEvidence>l'ensemble des biens, droits, obligations et <LienIntra LienID="R60817" type="Définition de glossaire">sûretés</LienIntra> nécessaires à l'activité</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>En d'autres termes, l'entrepreneur individuel apporte l'<MiseEnEvidence>actif</MiseEnEvidence> de l'entreprise (éléments composant le fonds de commerce notamment) et son <MiseEnEvidence>passif</MiseEnEvidence> (dettes, sûretés).</Paragraphe><Paragraphe>Concrètement, il apporte le <MiseEnEvidence>fonds de commerce</MiseEnEvidence> comprenant les éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Clientèle</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Enseigne</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>nom commercial</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Droit au bail</MiseEnEvidence> : droit de prendre la suite du titulaire d'un bail commercial, d'occuper les locaux et de bénéficier d'un droit au renouvellement du bail</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Mobilier</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>matériel</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>outillage</MiseEnEvidence> : véhicules, machines, ordinateurs, bureaux</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Stock et marchandises</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Droits de propriété intellectuelle</MiseEnEvidence> : brevets, logiciels, marques, nom de domaine</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Sommes d'argent</MiseEnEvidence> : fonds de caisse, toute somme en numéraire conservée sur le lieu d'exercice de l'activité professionnelle et les sommes inscrites aux comptes bancaires dédiés à cette activité</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Contrats de travail et d'assurance</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>De plus, un transfert universel du patrimoine professionnel implique l'apport de ces autres éléments :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Biens immeubles servant à l'activité</MiseEnEvidence> (si l'entrepreneur en est le propriétaire)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Créances </MiseEnEvidence>: sommes dues par les clients mais qui n'ont pas encore été réglées</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Sûretés </MiseEnEvidence>: <LienIntra LienID="R57218" type="Définition de glossaire">nantissement</LienIntra> du fonds de commerce, gage sur le stock, par exemple</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Dettes</MiseEnEvidence> : remboursement des emprunts bancaires et dettes d'exploitation (envers un fournisseur, par exemple). La cession d'une dette nécessite l'accord écrit du créancier. En revanche, <MiseEnEvidence>les dettes de cotisations et contributions sociales ne sont pas comprises</MiseEnEvidence> dans le transfert.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si l’entrepreneur est <MiseEnEvidence>marié</MiseEnEvidence> sous le <LienInterne LienPublication="F835" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">régime de la communauté réduite aux acquêts</LienInterne> (régime matrimonial par défaut), il doit obtenir <MiseEnEvidence>l'accord de son conjoint</MiseEnEvidence> pour apporter le fonds de commerce et/ou le local en société.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Le transfert universel du patrimoine professionnel (TUPP) est le régime <MiseEnEvidence>par défaut</MiseEnEvidence>. L'entrepreneur peut au contraire réaliser un <MiseEnEvidence>transfert non intégral</MiseEnEvidence> et apporter des éléments de manière isolée. Par exemple, l'apport du seul fonds de commerce sans les biens immeubles et les dettes de l'entreprise est possible.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Apport en numéraire, en nature ou en industrie</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsqu'il apporte son entreprise individuelle (EI) en société, l'entrepreneur <MiseEnEvidence>alimente le capital social</MiseEnEvidence> de la nouvelle société. En contrepartie, il <MiseEnEvidence>devient associé</MiseEnEvidence> et obtient des droits sociaux (droit de vote et droit aux <LienIntra LienID="R1005" type="Définition de glossaire">dividendes</LienIntra>) à hauteur de son apport.</Paragraphe><Paragraphe>L'entrepreneur peut être amené à réaliser<MiseEnEvidence> différents types d'apports</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Apport en numéraire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Apport en nature</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Apport en industrie</Paragraphe></Item></Liste><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Apport en numéraire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’<MiseEnEvidence>apport en numéraire</MiseEnEvidence> consiste, pour l'entrepreneur individuel, à <MiseEnEvidence>apporter une somme d'argent</MiseEnEvidence> mise à la disposition de la société. Cette somme d'argent participe à la formation du <MiseEnEvidence>capital social</MiseEnEvidence>. Selon la forme juridique de la société bénéficiaire (SARL/EURL, SAS/SASU, SA...), le versement de l'apport est strictement encadré par la loi ou organisé librement par les statuts.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le dirigeant qui réalise un apport en numéraire au profit de sa société peut bénéficier d'une <MiseEnEvidence>réduction d'impôt sur le revenu</MiseEnEvidence>. Il s'agit de la « <LienInterne LienPublication="F37091" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">réduction IR-PME</LienInterne> » égale à <Valeur>25 %</Valeur> du montant des versements effectués, sous réserve de certains plafonds.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Apport en nature</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsqu'il réalise un <MiseEnEvidence>apport en nature</MiseEnEvidence> (biens autre qu'une somme d'argent), l'entrepreneur individuel peut choisir entre <MiseEnEvidence>3 types d'apports</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Apport en propriété</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Apport en usufruit</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Apport en jouissance</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le type d'apport va fixer <MiseEnEvidence>l'étendue des droits apportés</MiseEnEvidence> à la société.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre><Paragraphe>Apport en propriété</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'apport en propriété est l'apport le plus courant. Il se traduit par les <MiseEnEvidence>2 éléments suivants </MiseEnEvidence>:</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>propriété</MiseEnEvidence> du fonds de commerce est transférée à la société.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le fonds de commerce est mis à la <MiseEnEvidence>disposition effective</MiseEnEvidence> de la société.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Dans le cadre d’un apport en propriété, la société devient <MiseEnEvidence>propriétaire du bien</MiseEnEvidence>. L'entrepreneur individuel doit délivrer le bien dès que la société est immatriculée au <LienInterne LienPublication="R24403" type="Sigle">RCS</LienInterne> et au RNE. Après l’apport, la société peut disposer librement du bien et même le vendre.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>En usufruit</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un apport en usufruit consiste, pour l'entrepreneur individuel, à accorder à la société le droit <MiseEnEvidence>d’utiliser le bien et de percevoir les revenus générés par cet usage</MiseEnEvidence>. La société bénéficiaire de l'apport est « <Expression>l'usufruitier</Expression> ».</Paragraphe><Paragraphe>En revanche, l'entrepreneur conserve la <MiseEnEvidence>nue-propriété</MiseEnEvidence> du bien apporté. Autrement dit, il ne peut plus utiliser et percevoir les revenus issus de ce bien. Le nu-propriétaire peut seulement vendre ou donner le bien, avec l'accord de l'usufruitier.</Paragraphe><Paragraphe>L’apport en usufruit résulte donc d’un <LienIntra LienID="R49428" type="Définition de glossaire">démembrement du droit de propriété</LienIntra>, avec le transfert d’un <LienIntra LienID="R64706" type="Définition de glossaire">droit réel</LienIntra> à la société.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>En jouissance</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’apport en jouissance consiste, pour l'entrepreneur individuel, <MiseEnEvidence>à mettre un bien à la disposition de la société</MiseEnEvidence> pendant un temps déterminé (durée de la société), <MiseEnEvidence>tout en restant le propriétaire</MiseEnEvidence> dudit bien.</Paragraphe><Paragraphe>Concrètement, l'entrepreneur permet à la société d'utiliser le bien mais sans lui transférer aucun <LienIntra LienID="R64706" type="Définition de glossaire">droit réel</LienIntra>. Le bien ne fait pas partie de l'actif partageable et ne peut pas être saisi par les créanciers de la société. L'entrepreneur individuel a ainsi <MiseEnEvidence>l'assurance de récupérer son bien</MiseEnEvidence> à la dissolution de la société.</Paragraphe><Paragraphe>La réalisation d’un apport en jouissance peut porter sur une grande diversité de biens (immeuble, matériel ou fonds de commerce…). Lorsque l’apport en jouissance porte sur des <MiseEnEvidence>biens fongibles</MiseEnEvidence>, c’est-à-dire des biens qui sont interchangeables (ex : meubles produits en série, céréales, gazole) : ils peuvent être utilisés ou consommés par la société qui doit en rendre une quantité, une qualité et une valeur égales, à l'expiration de la période convenue.</Paragraphe></Cas></BlocCas><Paragraphe>Qu'il s'agisse d'un apport en propriété, en usufruit ou en jouissance, les conditions de l'apport doivent <MiseEnEvidence>figurer dans les <LienInterne LienPublication="F32232" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">statuts</LienInterne></MiseEnEvidence> de la société ou dans une convention d'apport annexée aux statuts.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Apport en industrie</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’<MiseEnEvidence>apport en industrie</MiseEnEvidence> consiste, pour l’apporteur, à consacrer son activité aux affaires de la société. Il met à la disposition de la société ses <MiseEnEvidence>connaissances techniques ou professionnelles</MiseEnEvidence>, son expérience et ses relations.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>L'apporteur <MiseEnEvidence>ne peut pas exercer une activité concurrente</MiseEnEvidence>. Il peut exercer une activité étrangère à <LienIntra LienID="R58578" type="Définition de glossaire">l’objet social</LienIntra> à condition qu'il ait un temps suffisant à consacrer aux affaires sociales.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Les apports en industrie doivent être mentionnés dans les statuts. L’associé qui apporte son industrie doit exercer son activité <MiseEnEvidence>pendant toute la durée de la société</MiseEnEvidence>. Néanmoins, il est possible que les statuts prévoient une durée plus courte.</Paragraphe><Paragraphe>Un apport en industrie n'alimente pas le capital social. En revanche, il donne lieu à<MiseEnEvidence> l’<MiseEnEvidence/></MiseEnEvidence><MiseEnEvidence>attribution de titres sociaux </MiseEnEvidence>(parts sociales ou actions) à l'apporteur, qui contribue aux pertes de l'entreprise à hauteur de son apport. Si l'apporteur se retire de la société ou s’il cesse d’honorer son apport, ses titres sociaux sont annulés.</Paragraphe><Paragraphe>Par ailleurs, l’apport en industrie disparaît avec le décès de l’apporteur, sans transmission possible aux héritiers ou aux ayants droit. Ces titres en industrie ne peuvent être <MiseEnEvidence>ni vendus</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>ni donnés</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les apports en industrie ne sont <MiseEnEvidence>pas autorisés</MiseEnEvidence> dans les sociétés anonymes (SA).</Paragraphe></ANoter></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Conditions spécifiques à respecter</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La transmission universelle sous forme d’apport en société doit respecter les <MiseEnEvidence>3 conditions</MiseEnEvidence> suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence/>L’<LienIntra LienID="R64277" type="Définition de glossaire">actif disponible</LienIntra> du patrimoine professionnel doit <MiseEnEvidence>permettre de faire face</MiseEnEvidence> à son <LienIntra LienID="R64276" type="Définition de glossaire">passif exigible</LienIntra>. Dans le cas contraire, la société nouvellement créée serait en état de <LienIntra LienID="R60483" type="Définition de glossaire">cessation des paiements</LienIntra> et risquerait l’ouverture d’une procédure collective.</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L'entrepreneur ne doit pas avoir été frappé de <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R54697" type="Définition de glossaire">faillite personnelle</LienIntra></MiseEnEvidence> ou d’une <MiseEnEvidence>interdiction de gérer</MiseEnEvidence> une entreprise.</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Les biens constitutifs d’un apport en nature (ex : fonds de commerce) doivent être soumis obligatoirement à l'évaluation d'un <MiseEnEvidence>commissaire aux apports</MiseEnEvidence>. Dans les SARL et SAS, les associés peuvent décider à l'unanimité que cette intervention n'est pas nécessaire, à condition que chaque apport en nature soit d'une valeur inférieure à <Valeur>30 000 €</Valeur> et que l'ensemble de ces apports en nature ne dépasse pas la moitié du capital social.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si l’entrepreneur est <MiseEnEvidence>marié</MiseEnEvidence> sous le <LienInterne LienPublication="F835" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">régime de la communauté réduite aux acquêts</LienInterne> (régime matrimonial par défaut), il doit obtenir l'<MiseEnEvidence>accord de son conjoint</MiseEnEvidence> pour apporter le fonds de commerce et/ou le local en société.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Formalités de publicité et opposition des créanciers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les formalités de publicité sont <MiseEnEvidence>obligatoires</MiseEnEvidence> et permettent de rendre la mise en société <LienIntra LienID="R51705" type="Définition de glossaire">opposable aux tiers</LienIntra>.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Publication au Bodacc ou dans un support d'annonces légales</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'entrepreneur individuel a le choix entre <MiseEnEvidence>2 moyens de publication</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit <MiseEnEvidence>publication au <LienInterne LienPublication="R20462" type="Téléservice" audience="Professionnels">Bodacc</LienInterne></MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Soit <MiseEnEvidence>publication dans un support d'annonces légales</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item></Liste><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre><Paragraphe>Publication au Bodacc</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'entrepreneur dispose d'un délai d'<MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence> à compter du transfert du patrimoine pour publier <MiseEnEvidence>un avis au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales</MiseEnEvidence> (bodacc.fr).</Paragraphe><Paragraphe>Pour publier l'avis, l'entrepreneur doit s'adresser (sur place ou par courrier) au <MiseEnEvidence>greffe du tribunal de commerce</MiseEnEvidence> dont dépend le siège de son entreprise. Le greffe se chargera de transmettre directement l'avis pour publication sur le site dédié bodacc.fr.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R29" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Greffe du tribunal de commerce</Titre><PivotLocal>tribunal_commerce</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.infogreffe.fr/rechercher-un-greffe"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>L'avis doit comporter les <MiseEnEvidence>mentions suivantes</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Nom de naissance, nom d'usage, prénoms et le cas échéant nom commercial de l'entrepreneur individuel</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Activité professionnelle et <LienInterne LienPublication="F33050" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels">code APE</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Adresse de l'établissement principal ou, à défaut d'établissement, l'adresse du local d'habitation où l'entreprise cédée est fixée</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F31190" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels">Numéro Siren</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dénomination sociale, forme, adresse du siège, montant du capital de la société bénéficiaire de l'apport.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>De plus, l'avis doit être <MiseEnEvidence>accompagné d'un état descriptif</MiseEnEvidence> du patrimoine professionnel. Il contient les informations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Valeur globale de l'actif</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Liste des <LienIntra LienID="R60817" type="Définition de glossaire">sûretés</LienIntra> dont l'entrepreneur bénéficie et montants des créances garanties par elles</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Valeur globale du passif</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Liste des biens du patrimoine professionnel faisant l'objet d'une sûreté et, pour chacun des biens concernés, la nature de la sûreté et le montant de la créance garantie</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L'état descriptif est établi en prenant en compte le <MiseEnEvidence>dernier exercice comptable clos</MiseEnEvidence> actualisé à la date du transfert, ou, pour les entrepreneurs individuels qui ne sont pas soumis à des obligations comptables, à la date qui résulte de l'accord des parties.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Publication dans un support d'annonces légales</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'entrepreneur dispose d'un délai d'<MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence> à compter du transfert du patrimoine pour publier <MiseEnEvidence>un avis dans un <LienInterne LienPublication="F31972" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels">support d'annonces légales</LienInterne></MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F31972" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels"/>.</Paragraphe><Paragraphe>De plus, l'avis doit être <MiseEnEvidence>accompagné d'un état descriptif</MiseEnEvidence> du patrimoine professionnel. Il contient les informations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Valeur globale de l'actif</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Liste des <LienIntra LienID="R60817" type="Définition de glossaire">sûretés</LienIntra> dont l'entrepreneur bénéficie et montants des créances garanties par elles</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Valeur globale du passif</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Liste des biens du patrimoine professionnel faisant l'objet d'une sûreté et, pour chacun des biens concernés, la nature de la sûreté et le montant de la créance garantie</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L'état descriptif est établi en prenant en compte le <MiseEnEvidence>dernier exercice comptable clos</MiseEnEvidence> actualisé à la date du transfert, ou, pour les entrepreneurs individuels qui ne sont pas soumis à des obligations comptables, à la date qui résulte de l'accord des parties.</Paragraphe><Paragraphe>Une fois la publication effectuée, une <MiseEnEvidence>attestation de parution</MiseEnEvidence> de l'avis de modification est délivrée.</Paragraphe></Cas></BlocCas><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Si l'entrepreneur individuel apporte en société le local dont il est propriétaire, l'apport doit être enregistré au <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R63009" type="Définition de glossaire">service de la publicité foncière</LienIntra></MiseEnEvidence> par le notaire.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Opposition des créanciers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les <LienIntra LienID="R15912" type="Définition de glossaire">créanciers</LienIntra> de l'entreprise disposent d'un délai d'<MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence> à compter de la publicité pour <MiseEnEvidence>s'opposer au transfert</MiseEnEvidence> du patrimoine professionnel.</Paragraphe><Paragraphe>Les créanciers indiquent, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par <LienIntra LienID="R60996" type="Définition de glossaire">acte extrajudiciaire</LienIntra> , <MiseEnEvidence>le montant et les causes de la créance</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge examine le bien-fondé de la demande et ordonne, le cas échéant, le remboursement de la créance. Dans ce cas, l'entrepreneur est <MiseEnEvidence>engagé sur tous ses biens mobiliers et immobiliers</MiseEnEvidence> présents et à venir (à l'exception de sa résidence principale).</Paragraphe><Paragraphe>En revanche, l'opposition <MiseEnEvidence>n'empêche pas le transfert universel de patrimoine</MiseEnEvidence> qui a lieu à l'expiration du délai d'opposition.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Immatriculation de la société nouvelle</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour obtenir la propriété ou jouir des biens apportés, la société doit d'abord procéder à son <MiseEnEvidence>immatriculation au <LienInterne LienPublication="R24403" type="Sigle">RCS</LienInterne></MiseEnEvidence> et au <LienInterne LienPublication="R63705" type="Sigle">RNE</LienInterne>. C'est seulement à compter de cette immatriculation que la société obtient la personnalité morale et <MiseEnEvidence>son propre patrimoine</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Nous vous expliquons <LienInterne LienPublication="F32886" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels">comment créer une société</LienInterne> et <LienInterne LienPublication="F35934" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">comment l'immatriculer au RCS et au RNE</LienInterne>.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Régime fiscal de l'apport de patrimoine professionnel</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’apport d’une entreprise individuelle à une société s’analyse, sur le plan fiscal, comme une <LienInterne LienPublication="F23744" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">cessation d’entreprise</LienInterne>. Il donne donc lieu, pour l’apporteur, à la <MiseEnEvidence>taxation immédiate des bénéfices d’exploitation</MiseEnEvidence> réalisés pendant l’exercice ainsi qu'à la <MiseEnEvidence>taxation des plus-values d’actifs</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>L'apporteur doit également <MiseEnEvidence>faire enregistrer l'apport</MiseEnEvidence> auprès du service fiscal de l'enregistrement.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Imposition des bénéfices et des plus-values</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'apport du patrimoine professionnel entraîne l'imposition sur le revenu (IR) des <MiseEnEvidence>bénéfices non encore taxés</MiseEnEvidence> réalisés depuis la fin du dernier exercice clos.</Paragraphe><Paragraphe>L'apport donne également lieu à l'imposition des <MiseEnEvidence>plus-values professionnelles</MiseEnEvidence> au taux réduit de <Valeur>12,8 %</Valeur> pour les <LienIntra LienID="R65001" type="Définition de glossaire">plus-values à long terme</LienIntra> et au <LienInterne LienPublication="F1419" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">taux progressif de l'impôt sur le revenu</LienInterne> pour les <LienIntra LienID="R65002" type="Définition de glossaire">plus-values à court terme</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Pour rappel, la plus-value est calculée à partir du <MiseEnEvidence>prix de cession, diminué de la valeur nette comptable</MiseEnEvidence> de l'apport.</Paragraphe><Paragraphe>En cas d'apport en société, le <MiseEnEvidence>prix de cession</MiseEnEvidence> correspond à la valeur d'apport, c'est-à-dire la valeur réelle des titres reçus en rémunération de l'apport. Toutefois, on retiendra la valeur réelle des biens apportés si elle est supérieure à celle des titres reçus en contrepartie de l'apport.</Paragraphe><Paragraphe>Quant à la <MiseEnEvidence>valeur nette comptable</MiseEnEvidence>, elle fait référence à la valeur d'origine des biens apportés. Pour les <LienIntra LienID="R65007" type="Définition de glossaire">éléments amortissables</LienIntra>, la valeur d'origine est diminuée des amortissements pratiqués et admis en déduction pour l'assiette de l'impôt.</Paragraphe><Paragraphe>L'apporteur peut opter pour un régime de <MiseEnEvidence>report d'imposition des plus-values</MiseEnEvidence> lui offrant les 2 opportunités suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Reporter la taxation des plus-values dégagées sur les <MiseEnEvidence>éléments non amortissables</MiseEnEvidence> jusqu'à la cession (vente, apport en société, échange), le rachat ou l'annulation des titres sociaux reçus en rémunération de l'apport. En cas de cession, les plus-values deviennent imposables au nom de l'apporteur au titre de l'année au cours de laquelle l'évènement intervient et aux taux en vigueur à cette date.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Éviter l'imposition des plus-values dégagées sur les <MiseEnEvidence>éléments amortissables</MiseEnEvidence>. Ces plus-values ne seront donc pas imposables au nom de l'apporteur, elles seront réintégrées dans le résultat imposable de la société sur une période maximale de 5 ans (15 ans pour les immeubles).</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>L'apporteur et la société doivent, conjointement, exercer l'option pour le report d'imposition <MiseEnEvidence>dans l'acte d'apport ou de constitution de la société</MiseEnEvidence>. À défaut, la plus-value est taxable immédiatement.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Obligations déclaratives</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour permettre l’établissement de l’imposition, <MiseEnEvidence>l’administration fiscale doit être informée</MiseEnEvidence> de la transmission d'entreprise dans les plus brefs délais.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, l'apporteur a <MiseEnEvidence>45 jours</MiseEnEvidence> pour avertir le <MiseEnEvidence>service des impôts (SIE)</MiseEnEvidence> de la date à laquelle la cession a été ou sera effective. Le délai court à compter de la publication de la cession au <LienInterne LienPublication="R20462" type="Téléservice" audience="Professionnels">Bodacc</LienInterne> ou dans un <LienInterne LienPublication="F31972" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels">support d'annonces légales</LienInterne>. Dans les <MiseEnEvidence>60 jours</MiseEnEvidence> à compter de cette même date, l'apporteur doit également adresser au service des impôts la <MiseEnEvidence>déclaration de résultat</MiseEnEvidence> de l'exercice clos par l'apport.</Paragraphe><Paragraphe>Le formulaire à remplir pour déclarer les résultats varie <MiseEnEvidence>selon le régime fiscal</MiseEnEvidence> de l'entreprise apportée : impôt sur le revenu (<LienIntra LienID="R58426" type="Définition de glossaire">BIC</LienIntra>), impôt sur le revenu (<LienIntra LienID="R58427" type="Définition de glossaire">BNC</LienIntra>), impôt sur les sociétés (IS).</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Impôt sur le revenu (BIC)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La déclaration de résultat doit être réalisée avec le <MiseEnEvidence>formulaire suivant</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14120" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/formulaire/2031-sd/impot-sur-le-revenu" numerocerfa="11085" autrenumero="2031-SD" type="Formulaire"><Titre>Déclaration 2023 des revenus 2022 - Bénéfices industriels et commerciaux (BIC)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Impôt sur le revenu (BNC)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La déclaration de résultat doit être réalisée avec le <MiseEnEvidence>formulaire suivant</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14113" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/formulaire/2035-sd/revenus-non-commerciaux-et-assimiles-regime-de-la-declaration-controlee" format="application/pdf" poids="744.4 KB" numerocerfa="11176" autrenumero="2035-SD" type="Formulaire"><Titre>Bénéfices non commerciaux (BNC) - Régime de la déclaration contrôlée</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source><NoticeLiee ID="R52199" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/formulaire/2035-sd/revenus-non-commerciaux-et-assimiles-regime-de-la-declaration-controlee" numerocerfa="50532" format="application/pdf" poids="317.9 KB">Impôt sur le revenu - Revenus non commerciaux - Régime de la déclaration contrôlée</NoticeLiee></ServiceEnLigne></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Impôt sur les sociétés</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La déclaration de résultat doit être réalisée avec <MiseEnEvidence>le formulaire suivant</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R19525" URL="https://www.impots.gouv.fr/formulaire/2065-sd/impot-sur-les-societes" format="application/pdf" poids="297.6 KB" numerocerfa="11084" autrenumero="2065-SD" type="Formulaire"><Titre>Déclaration d'impôt sur les sociétés (IS)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Cas></BlocCas><Paragraphe>Par ailleurs, l'apporteur doit joindre à sa déclaration de résultat un <MiseEnEvidence>état de suivi des plus-values en report d'imposition</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R55333" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/node/8934" numerocerfa="11705" autrenumero="2074-I" type="Formulaire"><Titre>Déclaration des plus-values en report d'imposition</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><OuSAdresser ID="R2488" type="Local personnalisable"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/contacts"/></OuSAdresser><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>La société bénéficiaire de l'apport doit tenir un <MiseEnEvidence>registre des plus-values sur les éléments non amortissables</MiseEnEvidence> dont l'imposition a été reportée. À défaut, la société s'expose à une amende fixée à <Valeur>5 %</Valeur> des sommes omises.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Enregistrement de l'apport</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lors de la mise en société de l'entreprise individuelle, l'apporteur doit <MiseEnEvidence>enregistrer la transformation</MiseEnEvidence> auprès du <MiseEnEvidence>service fiscal de l'enregistrement</MiseEnEvidence>. Selon le <MiseEnEvidence>régime fiscal de la société nouvelle</MiseEnEvidence> qui recueille l'apport (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés), l'apporteur peut être amené à payer des <MiseEnEvidence>droits d'enregistrement</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre><Paragraphe>Société soumise à l'IR</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'enregistrement est <MiseEnEvidence>gratuit</MiseEnEvidence> lorsque la société qui recueille l'apport est soumise à l<LienInterne LienPublication="F31265" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">'impôt sur le revenu (IR)</LienInterne>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R60779" type="Local"><Titre>Service fiscal de l'enregistrement</Titre><RessourceWeb URL="http://www2.impots.gouv.fr/liste_pole_enr/index.htm"/></OuSAdresser></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Société soumise à l'IS</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'enregistrement est <MiseEnEvidence>payant</MiseEnEvidence> lorsque la société qui recueille l'apport est soumise à l'<LienInterne LienPublication="F23575" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">impôt sur les sociétés (IS)</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Les droits d'enregistrement sont calculés sur la valeur des biens apportés, de la manière suivante :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><Valeur>0 %</Valeur> jusqu'à <Valeur>23 000 €</Valeur></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><Valeur>3 %</Valeur> entre <Valeur>23 001 €</Valeur> à <Valeur>200 000 €</Valeur></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Et <Valeur>5 %</Valeur> au-delà de <Valeur>200 000 €</Valeur></Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour les biens immobiliers, le taux est fixé à <Valeur>5 %</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, l'apport peut être enregistré <MiseEnEvidence>gratuitement</MiseEnEvidence> si l'apporteur s'engage à <MiseEnEvidence>conserver pendant 3 ans les titres sociaux</MiseEnEvidence> (parts sociales ou actions) reçus en contrepartie de l'apport.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R60779" type="Local"><Titre>Service fiscal de l'enregistrement</Titre><RessourceWeb URL="http://www2.impots.gouv.fr/liste_pole_enr/index.htm"/></OuSAdresser><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les apports <MiseEnEvidence>passibles de la TVA</MiseEnEvidence> (ex : apports d'immeubles ou de terrains à bâtir) sont <MiseEnEvidence>enregistrés gratuitement</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ANoter></Cas></BlocCas></SousChapitre></Chapitre></Texte></Situation><Situation><Titre>Apport du fonds de commerce</Titre><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Éléments apportés à la société</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lors de la mise en société de l'entreprise, l'entrepreneur individuel peut <MiseEnEvidence>apporter des éléments isolés</MiseEnEvidence> sans effectuer un transfert intégral de son patrimoine professionnel.</Paragraphe><Paragraphe>Concrètement, il apporte le <MiseEnEvidence>fonds de commerce</MiseEnEvidence> comprenant les éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Clientèle</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Enseigne</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>nom commercial</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Droit au bail</MiseEnEvidence> : droit de prendre la suite du titulaire d'un bail commercial, d'occuper les locaux et de bénéficier d'un droit au renouvellement du bail</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Mobilier</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>matériel</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>outillage</MiseEnEvidence> : véhicules, machines, ordinateurs, bureaux</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Droits de propriété intellectuelle</MiseEnEvidence> : brevets, logiciels, marques, nom de domaine</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Sommes d'argent</MiseEnEvidence> : fonds de caisse, toute somme en numéraire conservée sur le lieu d'exercice de l'activité professionnelle et les sommes inscrites aux comptes bancaires dédiés à cette activité</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Contrats de travail et d'assurance</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Stock et marchandises</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L’apport n'a pas à porter sur l’intégralité du fonds, mais doit comprendre ses éléments essentiels à savoir la clientèle et les éléments qui permettent la conservation et l’exploitation de cette clientèle (bail commercial, nom commercial, enseigne, matériel...). Par exemple, l'apporteur peut conserver les stocks <MiseEnEvidence>à condition qu’ils ne soient pas indispensables</MiseEnEvidence> à la poursuite de l’activité par la société bénéficiaire.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si l’entrepreneur est <MiseEnEvidence>marié</MiseEnEvidence> sous le <LienInterne LienPublication="F835" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">régime de la communauté réduite aux acquêts</LienInterne> (régime matrimonial par défaut), il doit obtenir <MiseEnEvidence>l'accord de son conjoint</MiseEnEvidence> pour apporter le fonds de commerce et/ou le local en société.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Apport en numéraire, en nature ou en industrie</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsqu'il apporte son entreprise individuelle (EI) en société, l'entrepreneur <MiseEnEvidence>alimente le capital social</MiseEnEvidence> de la nouvelle société. En contrepartie, il <MiseEnEvidence>devient associé</MiseEnEvidence> et obtient des droits sociaux (droit de vote et droit aux <LienIntra LienID="R1005" type="Définition de glossaire">dividendes</LienIntra>) à hauteur de son apport.</Paragraphe><Paragraphe>L'entrepreneur peut être amené à réaliser<MiseEnEvidence> différents types d'apports</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Apport en numéraire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Apport en nature</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Apport en industrie</Paragraphe></Item></Liste><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Apport en numéraire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’<MiseEnEvidence>apport en numéraire</MiseEnEvidence> consiste, pour l'entrepreneur individuel, à <MiseEnEvidence>apporter une somme d'argent</MiseEnEvidence> mise à la disposition de la société. Cette somme d'argent participe à la formation du <MiseEnEvidence>capital social</MiseEnEvidence>. Selon la forme juridique de la société bénéficiaire (SARL/EURL, SAS/SASU, SA...), le versement de l'apport est strictement encadré par la loi ou organisé librement par les statuts.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le dirigeant qui réalise un apport en numéraire au profit de sa société peut bénéficier d'une <MiseEnEvidence>réduction d'impôt sur le revenu</MiseEnEvidence>. Il s'agit de la « <LienInterne LienPublication="F37091" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">réduction IR-PME</LienInterne> » égale à <Valeur>25 %</Valeur> du montant des versements effectués, sous réserve de certains plafonds.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Apport en nature</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsqu'il réalise un <MiseEnEvidence>apport en nature</MiseEnEvidence> (biens autre qu'une somme d'argent), l'entrepreneur individuel peut choisir entre <MiseEnEvidence>3 types d'apports</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Apport en propriété</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Apport en usufruit</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Apport en jouissance</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le recours au <MiseEnEvidence>commissaire aux apports</MiseEnEvidence> est obligatoire pour l’évaluation du fonds de commerce apporté. Néanmoins, dans les SARL et SAS, les associés peuvent décider à l'unanimité que cette intervention n'est pas nécessaire, à condition que chaque apport en nature soit d'une valeur inférieure à <Valeur>30 000 €</Valeur> et que l'ensemble de ces apports en nature ne dépasse pas <MiseEnEvidence>la moitié du capital social</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le recours à un commissaire aux apports est <MiseEnEvidence>facultatif</MiseEnEvidence> pour l'associé unique d'une EURL ou d'une SASU, personne physique, s'il apporte un élément figurant au bilan de son entreprise individuelle avant la constitution de la société.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Le type d'apport va fixer <MiseEnEvidence>l'étendue des droits apportés</MiseEnEvidence> à la société.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre><Paragraphe>Apport en propriété</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'apport en propriété est l'apport le plus courant. Il se traduit par les <MiseEnEvidence>2 éléments suivants </MiseEnEvidence>:</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>propriété</MiseEnEvidence> du fonds de commerce est transférée à la société.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le fonds de commerce est mis à la <MiseEnEvidence>disposition effective</MiseEnEvidence> de la société.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Dans le cadre d’un apport en propriété, la société devient <MiseEnEvidence>propriétaire du fonds</MiseEnEvidence>. L'entrepreneur individuel doit délivrer le fonds dès que la société est immatriculée au <LienInterne LienPublication="R24403" type="Sigle">RCS</LienInterne> et au <LienInterne LienPublication="R63705" type="Sigle">RNE</LienInterne>. Après l’apport, la société peut disposer librement du fonds de commerce et même le vendre.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>L'entrepreneur individuel reste <MiseEnEvidence>commerçant</MiseEnEvidence> si l'apport est effectué au profit d'une <LienInterne LienPublication="R31615" type="Sigle">SNC</LienInterne> ou d'une <LienInterne LienPublication="R60419" type="Sigle">SCS</LienInterne>.</Paragraphe></ANoter></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>En usufruit</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un apport en usufruit consiste, pour l'entrepreneur individuel, à accorder à la société le droit <MiseEnEvidence>d’utiliser le fonds et de percevoir les revenus générés par cet usage</MiseEnEvidence>. La société bénéficiaire de l'apport est « <Expression>l'usufruitier</Expression> ».</Paragraphe><Paragraphe>En revanche, l'entrepreneur conserve la <MiseEnEvidence>nue-propriété</MiseEnEvidence> du bien apporté. Autrement dit, il ne peut plus utiliser et percevoir les revenus issus de ce bien. Le nu-propriétaire peut seulement vendre ou donner le bien, avec l'accord de l'usufruitier.</Paragraphe><Paragraphe>L’apport en usufruit résulte donc d’un <LienIntra LienID="R49428" type="Définition de glossaire">démembrement du droit de propriété</LienIntra>, avec le transfert d’un <LienIntra LienID="R64706" type="Définition de glossaire">droit réel</LienIntra> à la société. Ce mécanisme est très rare en pratique.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>En jouissance</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’apport en jouissance consiste, pour l'entrepreneur individuel, <MiseEnEvidence>à mettre le fonds de commerce à disposition de la société</MiseEnEvidence> pendant un temps déterminé (durée de la société), <MiseEnEvidence>tout en restant le propriétaire</MiseEnEvidence> dudit fonds.</Paragraphe><Paragraphe>Concrètement, l'entrepreneur permet à la société d'utiliser le fonds mais sans lui transférer aucun <LienIntra LienID="R64706" type="Définition de glossaire">droit réel</LienIntra>. Le fonds ne fait pas partie de l'actif partageable et ne peut pas être saisi par les créanciers de la société. L'entrepreneur individuel a ainsi <MiseEnEvidence>l'assurance de récupérer son fonds</MiseEnEvidence> à la dissoution de la société.</Paragraphe></Cas></BlocCas><Paragraphe>L'apport d’un fonds de commerce en société doit être constaté par un <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R17851" type="Définition de glossaire">acte écrit authentique</LienIntra> ou sous seing privé</MiseEnEvidence>, à peine de nullité. En pratique, cette obligation est satisfaite par la mention des apports <LienInterne LienPublication="F32232" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">dans les statuts</LienInterne>, qui doivent être établis par écrit.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Apport en industrie</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’<MiseEnEvidence>apport en industrie</MiseEnEvidence> consiste, pour l’apporteur, à consacrer son activité aux affaires de la société. Il met à la disposition de la société ses <MiseEnEvidence>connaissances techniques ou professionnelles</MiseEnEvidence>, son expérience et ses relations.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>L'apporteur <MiseEnEvidence>ne peut pas exercer une activité concurrente</MiseEnEvidence>. Il peut exercer une activité étrangère à <LienIntra LienID="R58578" type="Définition de glossaire">l’objet social</LienIntra> à condition qu'il ait un temps suffisant à consacrer aux affaires sociales.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Les apports en industrie doivent être mentionnés dans les statuts. L’associé qui apporte son industrie doit exercer son activité <MiseEnEvidence>pendant toute la durée de la société</MiseEnEvidence>. Néanmoins, les statuts peuvent prévoir une durée plus courte.</Paragraphe><Paragraphe>Un apport en industrie n'alimente pas le capital social. En revanche, il donne lieu à<MiseEnEvidence> l’<MiseEnEvidence/></MiseEnEvidence><MiseEnEvidence>attribution de titres sociaux </MiseEnEvidence>(parts sociales ou actions) à l'apporteur, qui contribue aux pertes de l'entreprise à hauteur de son apport. Si l'apporteur se retire de la société ou s’il cesse d’honorer son apport, ses titres sociaux sont annulés.</Paragraphe><Paragraphe>Par ailleurs, l’apport en industrie disparaît avec le décès de l’apporteur, sans transmission possible aux héritiers ou aux ayants droit. Ces titres en industrie ne peuvent être <MiseEnEvidence>ni vendus</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>ni donnés</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les apports en industrie ne sont <MiseEnEvidence>pas autorisés</MiseEnEvidence> dans les sociétés anonymes (SA).</Paragraphe></ANoter></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Formalités de publication et opposition des créanciers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les formalités de publicité sont <MiseEnEvidence>obligatoires</MiseEnEvidence> et permettent de rendre la mise en société <LienIntra LienID="R51705" type="Définition de glossaire">opposable aux tiers</LienIntra>.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Publication dans un support d'annonces légales et au Bodacc</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'entrepreneur individuel doit <MiseEnEvidence>publier l'apport du fonds de commerce</MiseEnEvidence> dans un <LienInterne LienPublication="F31972" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels">support d'annonces légales</LienInterne>, dans les <MiseEnEvidence>15 jours</MiseEnEvidence> à compter de l'apport.</Paragraphe><Paragraphe>L'annonce doit comporter les <MiseEnEvidence>mentions</MiseEnEvidence> suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Éléments concernant l'enregistrement de l'acte (bureau, volume, numéro)</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Date de l'acte de cession</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Noms, prénoms et domiciles de l'apporteur</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dénomination et siège de la société bénéficiaire de l'apport</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Nature et siège du fonds</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Évaluation du fonds</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Délai pour l'opposition éventuelle des créanciers</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>De plus, l'apporteur doit solliciter le <MiseEnEvidence>greffier du tribunal de commerce</MiseEnEvidence> dans un délai de <MiseEnEvidence>3 jours</MiseEnEvidence> suivant l'insertion dans un support d'annonces légales.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R29" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Greffe du tribunal de commerce</Titre><PivotLocal>tribunal_commerce</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.infogreffe.fr/rechercher-un-greffe"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Le greffier publie alors un avis au sein du <MiseEnEvidence>Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales</MiseEnEvidence> (Bodacc).</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L'entrepreneur est <MiseEnEvidence>dispensé d'effectuer ces formalités</MiseEnEvidence> s'il apporte son fonds de commerce à une société dont il est l'unique associé (EURL ou SASU).</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Opposition des créanciers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Dans les <MiseEnEvidence>10 jours</MiseEnEvidence> qui suivent la dernière publication, tout créancier de l'apporteur peut faire connaître au greffe du tribunal de commerce sa qualité de créancier et le montant des sommes qui lui sont dues.</Paragraphe><Paragraphe>Dès lors, l'entrepreneur et la société nouvelle disposent de <MiseEnEvidence>15 jours</MiseEnEvidence> pour régler leurs dettes. Il est également possible d'annuler l'apport.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Immatriculation de la société nouvelle</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour obtenir la propriété ou jouir des biens apportés, la société doit d'abord procéder à son <MiseEnEvidence>immatriculation au <LienInterne LienPublication="R24403" type="Sigle">RCS</LienInterne></MiseEnEvidence> et au <LienInterne LienPublication="R63705" type="Sigle">RNE</LienInterne>. C'est seulement à compter de cette immatriculation que la société obtient la personnalité morale et <MiseEnEvidence>son propre patrimoine</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Nous vous expliquons <LienInterne LienPublication="F32886" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels">comment créer une société</LienInterne> et <LienInterne LienPublication="F35934" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">comment l'immatriculer au RCS et au RNE</LienInterne>.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Régime fiscal de l'apport de fonds de commerce</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’apport du fonds de commerce à une société s’analyse, sur le plan fiscal, comme une <LienInterne LienPublication="F23744" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">cessation d’entreprise</LienInterne>. Il donne donc lieu, pour l’apporteur, à la <MiseEnEvidence>taxation immédiate des bénéfices d’exploitation</MiseEnEvidence> réalisés pendant l’exercice ainsi qu'à la <MiseEnEvidence>taxation des plus-values d’actifs</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>L'apporteur doit également <MiseEnEvidence>faire enregistrer l'apport</MiseEnEvidence> auprès du service fiscal de l'enregistrement.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Imposition des bénéfices et des plus-values</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'apport du fonds de commerce entraîne l'imposition sur le revenu (IR) des <MiseEnEvidence>bénéfices non encore taxés</MiseEnEvidence> réalisés depuis la fin du dernier exercice clos.</Paragraphe><Paragraphe>L'apport donne également lieu à l'imposition des <MiseEnEvidence>plus-values professionnelles</MiseEnEvidence> au taux réduit de <Valeur>12,8 %</Valeur> pour les <LienIntra LienID="R65001" type="Définition de glossaire">plus-values à long terme</LienIntra> et au <LienInterne LienPublication="F1419" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">taux progressif de l'impôt sur le revenu</LienInterne> pour les <LienIntra LienID="R65002" type="Définition de glossaire">plus-values à court terme</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Pour rappel, la plus-value est calculée à partir du <MiseEnEvidence>prix de cession, diminué de la valeur nette comptable</MiseEnEvidence> de l'apport.</Paragraphe><Paragraphe>En cas d'apport en société, le <MiseEnEvidence>prix de cession</MiseEnEvidence> correspond à la valeur d'apport, c'est-à-dire la valeur réelle des titres reçus en rémunération de l'apport. Toutefois, on retiendra la valeur réelle du fonds de commerce si elle est supérieure à celle des titres reçus en contrepartie de l'apport.</Paragraphe><Paragraphe>Quant à la <MiseEnEvidence>valeur nette comptable</MiseEnEvidence>, elle fait référence à la valeur d'origine du fonds de commerce. À ce titre, si le fonds de commerce a été créé par l'apporteur, la totalité du prix de cession est retenue pour déterminer la plus-value.</Paragraphe><Paragraphe>L'apporteur peut opter pour un régime de <MiseEnEvidence>report d'imposition des plus-values</MiseEnEvidence> lui offrant les 2 opportunités suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Reporter la taxation des plus-values dégagées sur les <MiseEnEvidence>éléments non amortissables</MiseEnEvidence> jusqu'à la cession (vente, apport en société, échange), le rachat ou l'annulation des titres sociaux reçus en rémunération de l'apport. En cas de cession, les plus-values deviennent imposables au nom de l'apporteur au titre de l'année au cours de laquelle l'évènement intervient et aux taux en vigueur à cette date.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Éviter l'imposition des plus-values dégagées sur les <MiseEnEvidence>éléments amortissables</MiseEnEvidence>. Ces plus-values ne seront donc pas imposables au nom de l'apporteur, elles seront réintégrées dans le résultat imposable de la société sur une période maximale de 5 ans (15 ans pour les immeubles).</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>L'apporteur et la société doivent, conjointement, exercer l'option pour le report d'imposition <MiseEnEvidence>dans l'acte d'apport ou de constitution de la société</MiseEnEvidence>. À défaut, la plus-value est taxable immédiatement.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Obligations déclaratives</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour permettre l’établissement de l’imposition, <MiseEnEvidence>l’administration fiscale doit être informée</MiseEnEvidence> de la transmission du fonds de commerce dans les plus brefs délais.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, l'apporteur a <MiseEnEvidence>45 jours</MiseEnEvidence> pour avertir le <MiseEnEvidence>service des impôts (SIE)</MiseEnEvidence> de la date à laquelle la cession a été ou sera effective. Le délai court à compter de la publication de la cession au <LienInterne LienPublication="R20462" type="Téléservice" audience="Professionnels">Bodacc</LienInterne> ou dans un <LienInterne LienPublication="F31972" type="Fiche Question-réponse" audience="Professionnels">support d'annonces légales</LienInterne>. Dans les <MiseEnEvidence>60 jours</MiseEnEvidence> à compter de cette même date, l'apporteur doit également adresser au service des impôts la <MiseEnEvidence>déclaration de résultat</MiseEnEvidence> de l'exercice clos par l'apport.</Paragraphe><Paragraphe>Le formulaire à remplir pour déclarer les résultats varie <MiseEnEvidence>selon le régime fiscal</MiseEnEvidence> de l'entreprise apportée : impôt sur le revenu (<LienIntra LienID="R58426" type="Définition de glossaire">BIC</LienIntra>), impôt sur le revenu (<LienIntra LienID="R58427" type="Définition de glossaire">BNC</LienIntra>), impôt sur les sociétés (IS).</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Impôt sur le revenu (BIC)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La déclaration de résultat doit être réalisée avec <MiseEnEvidence>le formulaire suivant</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14120" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/formulaire/2031-sd/impot-sur-le-revenu" numerocerfa="11085" autrenumero="2031-SD" type="Formulaire"><Titre>Déclaration 2023 des revenus 2022 - Bénéfices industriels et commerciaux (BIC)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Impôt sur le revenu (BNC)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La déclaration de résultat doit être réalisée avec <MiseEnEvidence>le formulaire suivant</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14113" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/formulaire/2035-sd/revenus-non-commerciaux-et-assimiles-regime-de-la-declaration-controlee" format="application/pdf" poids="744.4 KB" numerocerfa="11176" autrenumero="2035-SD" type="Formulaire"><Titre>Bénéfices non commerciaux (BNC) - Régime de la déclaration contrôlée</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source><NoticeLiee ID="R52199" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/formulaire/2035-sd/revenus-non-commerciaux-et-assimiles-regime-de-la-declaration-controlee" numerocerfa="50532" format="application/pdf" poids="317.9 KB">Impôt sur le revenu - Revenus non commerciaux - Régime de la déclaration contrôlée</NoticeLiee></ServiceEnLigne></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Impôt sur les sociétés</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La déclaration de résultat doit être réalisée avec <MiseEnEvidence>le formulaire suivant</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R19525" URL="https://www.impots.gouv.fr/formulaire/2065-sd/impot-sur-les-societes" format="application/pdf" poids="297.6 KB" numerocerfa="11084" autrenumero="2065-SD" type="Formulaire"><Titre>Déclaration d'impôt sur les sociétés (IS)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Cas></BlocCas><Paragraphe>Par ailleurs, l'apporteur doit joindre à sa déclaration de résultat un <MiseEnEvidence>état de suivi des plus-values en report d'imposition</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R55333" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/node/8934" numerocerfa="11705" autrenumero="2074-I" type="Formulaire"><Titre>Déclaration des plus-values en report d'imposition</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><OuSAdresser ID="R2488" type="Local personnalisable"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/contacts"/></OuSAdresser><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>La société bénéficiaire de l'apport doit tenir un <MiseEnEvidence>registre des plus-values sur les éléments non amortissables</MiseEnEvidence> dont l'imposition a été reportée. À défaut, la société s'expose à une amende fixée à <Valeur>5 %</Valeur> des sommes omises.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Enregistrement de l'apport</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lors de la mise en société de l'entreprise individuelle, l'apporteur doit <MiseEnEvidence>enregistrer la transformation</MiseEnEvidence> auprès du <MiseEnEvidence>service fiscal de l'enregistrement</MiseEnEvidence>. Selon le <MiseEnEvidence>régime fiscal de la société nouvelle</MiseEnEvidence> qui recueille l'apport (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés), l'apporteur peut être amené à payer des <MiseEnEvidence>droits d'enregistrement</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre><Paragraphe>Société soumise à l'IR</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'enregistrement est <MiseEnEvidence>gratuit</MiseEnEvidence> lorsque la société qui recueille l'apport est soumise à l<LienInterne LienPublication="F31265" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">'impôt sur le revenu (IR)</LienInterne>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R60779" type="Local"><Titre>Service fiscal de l'enregistrement</Titre><RessourceWeb URL="http://www2.impots.gouv.fr/liste_pole_enr/index.htm"/></OuSAdresser></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Société soumise à l'IS</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'enregistrement est <MiseEnEvidence>payant</MiseEnEvidence> lorsque la société qui recueille l'apport est soumise à l'<LienInterne LienPublication="F23575" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">impôt sur les sociétés (IS)</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Les droits d'enregistrement sont calculés sur la valeur des biens apportés, de la manière suivante :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><Valeur>0 %</Valeur> jusqu'à <Valeur>23 000 €</Valeur></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><Valeur>3 %</Valeur> entre <Valeur>23 001 €</Valeur> à <Valeur>200 000 €</Valeur></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Et <Valeur>5 %</Valeur> au-delà de <Valeur>200 000 €</Valeur></Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour les biens immobiliers, le taux est fixé à <Valeur>5 %</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, l'apport peut être enregistré <MiseEnEvidence>gratuitement</MiseEnEvidence> si l'apporteur s'engage à <MiseEnEvidence>conserver pendant 3 ans les titres sociaux</MiseEnEvidence> (parts sociales ou actions) reçus en contrepartie de l'apport.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R60779" type="Local"><Titre>Service fiscal de l'enregistrement</Titre><RessourceWeb URL="http://www2.impots.gouv.fr/liste_pole_enr/index.htm"/></OuSAdresser><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les apports <MiseEnEvidence>passibles de la TVA</MiseEnEvidence> (ex : apports d'immeubles ou de terrains à bâtir) sont <MiseEnEvidence>enregistrés gratuitement</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ANoter></Cas></BlocCas></SousChapitre></Chapitre></Texte></Situation></ListeSituations><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F36250" audience="Professionnels"><Titre>Modifications d'une entreprise individuelle</Titre><Theme ID="N31900"><Titre>Étapes de vie</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F35934" audience="Professionnels"><Titre>Création d'entreprise : formalités d'immatriculation d'une société</Titre><Theme ID="N31900"><Titre>Étapes de vie</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><VoirAussi important="oui"><Fiche ID="F35997" audience="Professionnels"><Titre>Transmission d'entreprise : cession de l'entreprise individuelle à un tiers</Titre><Theme ID="N31900"><Titre>Étapes de vie</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><OuSAdresser ID="R60779" type="Local"><Titre>Service fiscal de l'enregistrement</Titre><RessourceWeb URL="http://www2.impots.gouv.fr/liste_pole_enr/index.htm"/></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R2488" type="Local personnalisable"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/contacts"/></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000045168649/#LEGISCTA000045168732" ID="R62443"><Titre>Code de commerce : articles L526-27 à L526-31</Titre><Complement>Transfert du patrimoine professionnel</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000046573109/2022-11-19" ID="R64708"><Titre>Code de commerce : articles R526-26 à D526-32</Titre><Complement>Transfert du patrimoine professionnel (partie réglementaire)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006069577/LEGISCTA000006197331/#LEGISCTA000006197331" ID="R64710"><Titre>Code général des impôts : article 809 à 811</Titre><Complement>Enregistrement des apports</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006161257&amp;cidTexte=LEGITEXT000005634379" ID="R37972"><Titre>Code de commerce : articles L141-1 à L141-22</Titre><Complement>Transfert du fonds de commerce</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019288940" ID="R64711"><Titre>Code civil : article 1424</Titre><Complement>Accord nécessaire du conjoint</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006307886/" ID="R38330"><Titre>Code général des impôts : article 151 octies</Titre><Complement>Régime d'imposition des plus-values d'apport</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/4607-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-PVMV-40-20-30-20-20220622" ID="R65010"><Titre>Bofip-Impôt n°BOI-BIC-PVMV-40-20-30-20 relatif à l'imposition des plus-values d'apport</Titre><Complement>Régime d'imposition des plus-values d'apport</Complement></Reference><ServiceEnLigne ID="R20462" URL="http://www.bodacc.fr/" type="Téléservice"><Titre>Consulter le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (bodacc.fr)</Titre><Source ID="R30608">Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Première ministre</Source></ServiceEnLigne><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R64702" URL="https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/4607-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-PVMV-40-20-30-20-20220622" audience="Professionnels"><Titre>Régime d'imposition des plus-values d'apport</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R60817"><Titre>Sûretés</Titre><Texte><Paragraphe>Servent à assurer le règlement des créances si le débiteur ne dispose pas de liquidités ou de biens d'une valeur suffisante pour rembourser les créanciers. Elles portent sur des biens meubles et sur des créances, ou sur des biens ou des droits immobiliers. On y trouve le gage, le droit de rétention, le nantissement, le warrant, les privilèges et les hypothèques.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57218"><Titre>Nantissement</Titre><Texte><Paragraphe>Contrat par lequel le débiteur remet un bien à son créancier pour la garantie de sa dette</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1005"><Titre>Dividende</Titre><Texte><Paragraphe>Partie des bénéfices d'une société distribuée aux associés ou actionnaires</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49428"><Titre>Démembrement du droit de propriété</Titre><Texte><Paragraphe>Situation lorsque les pouvoirs liés au droit de propriété (occuper un bien, le vendre, en percevoir les revenus) sont répartis entre l'usufruitier et le nu-propriétaire</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64706"><Titre>Droit réel</Titre><Texte><Paragraphe>Droit portant sur une chose, à l'inverse du droit personnel portant sur une personne.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R58578"><Titre>Objet social</Titre><Texte><Paragraphe>Correspond à l'ensemble des activités exercées par une société, c'est-à-dire son activité principale et ses activités secondaires, connexes ou complémentaires.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64277"><Titre>Actif disponible</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble des sommes ou effets de commerce dont peut disposer immédiatement ou à très court terme une entreprise.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64276"><Titre>Passif exigible</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble des dettes arrivées à échéance, non réglées et dont les créanciers peuvent exiger le paiement immédiat.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60483"><Titre>Cessation des paiements</Titre><Texte><Paragraphe>Situation où la trésorerie dont l'entreprise dispose n'est plus suffisante pour régler ses dettes. Dans ce cas, l'entreprise doit effectuer une déclaration de cessation des paiements, appelée dépôt de bilan, auprès du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54697"><Titre>Faillite personnelle</Titre><Texte><Paragraphe>Procédure sanctionnant le dirigeant d'entreprise qui a poursuivi abusivement une exploitation déficitaire ne pouvant conduire qu'au redressement ou à la liquidation judiciaire. Le dirigeant peut aussi avoir détourné ou dissimulé tout ou partie de l'actif, ou frauduleusement augmenté le passif. La faillite entraîne une interdiction de diriger et de gérer une entreprise.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51705"><Titre>Opposable aux tiers</Titre><Texte><Paragraphe>Situation juridique que les tiers ne peuvent ignorer et qu'ils doivent respecter, même s'ils ne sont pas signataires</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R63009"><Titre>Service de la publicité foncière</Titre><Texte><Paragraphe>Service fiscal qui tient à jour les renseignements immobiliers, enregistre les actes notariés, perçoit les impôts relatifs à ces formalités et répond aux demandes d'information des usagers.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R15912"><Titre>Créancier</Titre><Texte><Paragraphe>Personne à qui l'on doit de l'argent ou la fourniture d'une prestation</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60996"><Titre>Acte extrajudiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Acte réalisé par un officier public (notaire ou commissaire de justice - anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire) en dehors d'une procédure judiciaire</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65001"><Titre>Plus-value à long terme</Titre><Texte><Paragraphe>Plus-value réalisée par la cession d'un bien acquis ou créé par l'entreprise depuis 2 ans ou plus.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65002"><Titre>Plus-value à court terme</Titre><Texte><Paragraphe>Plus-value réalisée par la cession d'un bien acquis ou créé par l'entreprise depuis moins de 2 ans.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65007"><Titre>Élément amortissable</Titre><Texte><Paragraphe>Bien dont la valeur diminue en raison de la vétusté ou de l'usure résultant du temps ou de l'usage (bâtiments, mobilier, matériel, outillage, etc.). Cette dépréciation vient en déduction du bénéfice imposable de l'entreprise.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R58426"><Titre>Bénéfices industriels et commerciaux (BIC)</Titre><Texte><Paragraphe>Revenus des personnes qui exercent une activité commerciale, industrielle ou artisanale</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R58427"><Titre>Bénéfices non commerciaux (BNC)</Titre><Texte><Paragraphe>Revenus des personnes qui exercent une activité non commerciale, par exemple droits d'auteur ou revenus d'une activité en libéral</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R17851"><Titre>Acte authentique</Titre><Texte><Paragraphe>Document établi par un officier public compétent, tels qu'un notaire, un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire), un officier d'état civil, rédigé selon les formalités exigées par la loi et dont le contenu peut avoir la même valeur qu'une décision judiciaire</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R24403" type="Sigle"><Titre>RCS</Titre><Texte><Paragraphe>Registre du commerce et des sociétés</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R63705" type="Sigle"><Titre>RNE</Titre><Texte><Paragraphe>Registre national des entreprises</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R31615" type="Sigle"><Titre>SNC</Titre><Texte><Paragraphe>Société en nom collectif</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R60419" type="Sigle"><Titre>SCS</Titre><Texte><Paragraphe>Société en commandite simple</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F32886" audience="Professionnels">Comment créer une société ?</QuestionReponse></Publication>