<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F35956" type="Fiche d'information" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.0/Publication.xsd"><dc:title>Redressement judiciaire simplifié : procédure de traitement de sortie de crise</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Entreprises en difficulté</dc:subject><dc:description>La procédure de traitement de sortie de crise est une procédure de redressement judiciaire simplifiée temporaire . Elle est ouverte aux petites entreprises en cessation des paiements qui fonctionnaient dans des conditions satisfaisantes avant la crise sanitaire. Elles doivent pouvoir présenter un projet de plan de continuation de l'activité. Cette procédure est applicable depuis le 18 octobre 2021. L'ouverture de cette procédure peut être demandée avant le 2 juin 2023.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Direction de l'information légale et administrative (Première ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2021-11-05</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F35956</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000043567213, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006133197/#LEGISCTA000006133197, https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044214185, https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044214328</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N31392</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Professionnels</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Professionnels">Accueil professionnels</Niveau><Niveau ID="N31925">Entreprises en difficulté</Niveau><Niveau ID="N31392">Traitement des difficultés</Niveau><Niveau ID="F35956" type="Fiche d'information">Redressement judiciaire simplifié : procédure de traitement de sortie de crise</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N31925"><Titre>Entreprises en difficulté</Titre></Theme><DossierPere ID="N31392"><Titre>Traitement des difficultés</Titre><Fiche ID="F36700">Perte de la moitié des capitaux propres</Fiche><Fiche ID="F22352">Déclaration de cessation des paiements (dépôt de bilan)</Fiche><Fiche ID="F22311">Procédure de sauvegarde</Fiche><Fiche ID="F22314">Redressement judiciaire</Fiche><Fiche ID="F35956">Redressement judiciaire simplifié : procédure de traitement de sortie de crise</Fiche><Fiche ID="F22330">Liquidation judiciaire : fermeture involontaire d'une entreprise</Fiche><Fiche ID="F32095">Rétablissement professionnel</Fiche><Fiche ID="F22359">Déclaration de créances</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>La procédure de traitement de sortie de crise est une procédure de redressement judiciaire simplifiée <MiseEnEvidence>temporaire</MiseEnEvidence> . Elle est ouverte aux petites entreprises en <LienIntra LienID="R60483" type="Définition de glossaire">cessation des paiements</LienIntra> qui fonctionnaient dans des conditions satisfaisantes avant la crise sanitaire. Elles doivent pouvoir présenter un projet de plan de continuation de l'activité. Cette procédure est applicable depuis le 18 octobre 2021. L'ouverture de cette procédure peut être demandée <MiseEnEvidence>avant le 2 juin 2023</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui est concerné ?</Paragraphe></Titre><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Entreprises exerçant une activité commerciale, artisanale ou agricole</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Sociétés et associations</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Indépendants et professions libérales</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les conditions à remplir ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Il faut répondre à l'ensemble des conditions suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Être en situation de cessation des paiements</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Disposer des fonds nécessaires pour régler le paiement de ses <LienIntra LienID="R60629" type="Définition de glossaire">créances salariales</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Justifier être en mesure d'élaborer un projet de plan de continuation dans un délai de 3 mois</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Avoir moins de 3 millions d'euros de montant de passif déclaré hors capitaux propres</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Avoir moins de 20 salariés</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>le nombre de salariés à prendre en compte est le nombre de salariés employés à la date de la demande d'ouverture de la procédure. Le critère portant sur le bilan est apprécié à la date de clôture du dernier exercice comptable.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Documents à fournir pour l'ouverture de la procédure</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le dirigeant, le gérant ou entrepreneur individuel doit présenter devant le tribunal de commerce s'il s'agit d'une société, et devant le tribunal judiciaire dans les autres cas, les documents suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Comptes annuels du dernier exercice</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>État du passif exigible et de l'actif disponible et une déclaration de cessation des paiements</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Extrait d'immatriculation aux registres et répertoires ou le numéro unique d'identification</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Situation de trésorerie</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Compte de résultat prévisionnel</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Nombre des salariés employés à la date de la demande et le total du bilan ainsi que le montant du chiffre d'affaires</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Justification du paiement des créances salariales</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>État chiffré des créances et des dettes</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>État actif et passif des sûretés ainsi que celui des engagements hors bilan</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Inventaire sommaire des biens du débiteur</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Nom et adresse des représentants de la délégation du personnel du comité social et économique</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Attestation sur l'honneur certifiant l'absence de mandat ad hoc ou de procédure de conciliation relative au patrimoine en cause dans les 18 mois précédant la date de la demande</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>ce dispositif s'adresse aux entreprises qui sont en mesure de présenter un projet de plan de continuation de l'activité dans un bref délai et qui ont une comptabilité très à jour.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Déroulement de la procédure</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Dès lors que les conditions sont remplies, le tribunal ouvre la procédure et désigne un mandataire chargé tout à la fois de surveiller l'entreprise et de représenter les <LienIntra LienID="R15912" type="Définition de glossaire">créanciers</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Nomination du mandataire et durée de la procédure</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal de commerce (pour les activités commerciales et artisanales) ou le tribunal judiciaire (pour les activités agricoles et libérales) désigne un mandataire chargé de surveiller l'entreprise et de représenter les créanciers. Ce peut être un administrateur judiciaire ou un <LienIntra LienID="R60518" type="Définition de glossaire">mandataire judiciaire</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le jugement qui ouvre la procédure de traitement de sortie de crise ouvre une période d'observation. Cette période dure <MiseEnEvidence>3 mois maximum.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Au bout de 2 mois, le tribunal ordonne la poursuite de la procédure s'il apparaît que l'entreprise dispose de capacité de financement suffisante.</Paragraphe><Paragraphe>Préparation de la liste des créanciers</Paragraphe><Paragraphe>Dans les 10 jours du jugement d'ouverture, le dirigeant ou l'entrepreneur dépose au greffe du tribunal la <MiseEnEvidence>liste des créanciers</MiseEnEvidence> qu'il établit seul. Il n'y a donc pas de déclaration de créance comme dans le redressement judiciaire.</Paragraphe><Paragraphe>Le greffier du tribunal de commerce remet un exemplaire de la liste au mandataire. Celui-ci vérifie la conformité de la liste par rapport aux documents comptables de l'entreprise.</Paragraphe><Paragraphe>Les créanciers ont <MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence> pour actualiser leurs créances. Ce délai court à compter de la publication de la procédure au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (<LienInterne LienPublication="R20462" type="Téléservice" audience="Professionnels">bodacc.fr</LienInterne>) ou de la date de communication des créances par le mandataire (la date retenue étant celle la plus lointaine).</Paragraphe><Paragraphe>Lorsqu'une créance ne figure pas sur la liste des créances et est portée à la connaissance du mandataire, ce dernier informe le créancier <MiseEnEvidence>par lettre simple</MiseEnEvidence> de l'ouverture de la procédure. Le mandataire demande au créancier des précisions sur la créance.</Paragraphe><Paragraphe>Le mandataire désigné informe les <LienIntra LienID="R60520" type="Définition de glossaire">personnes coobligées</LienIntra> ou ayant consenti une <LienIntra LienID="R32988" type="Définition de glossaire">sûreté</LienIntra> personnelle ou ayant affecté un bien en garantie (c'est-à-dire un <LienInterne LienPublication="F31636" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">gage</LienInterne> ou un <LienInterne LienPublication="F31636" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">nantissement</LienInterne>) de l'ouverture de la procédure de sortie de crise, <MiseEnEvidence>par lettre recommandée avec demande d'avis de réception</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Cette liste de créanciers sert à bâtir le plan de continuation.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Fin de la procédure de sortie de crise</Paragraphe></Titre><Paragraphe>À la fin des 3 mois, le tribunal valide le plan de continuation ou ouvre une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Contenu du plan de continuation arrêté par le tribunal</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le tribunal arrête le plan dans les conditions prévues pour la <LienInterne LienPublication="F22311" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">procédure de sauvegarde</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Le plan de continuation prévoit un échelonnement du paiement du passif sur une durée maximale de 10 ans et ne peut pas prévoir de cession d'entreprise, ni de dispositions concernant des licenciements par exemple.</Paragraphe><Paragraphe>Le montant des annuités prévues par le plan à compter de la 3<Exposant>e</Exposant> annuité ne pourra pas être inférieur à <Valeur>8 %</Valeur> du passif établi par le débiteur.</Paragraphe><Paragraphe>Le plan ne concerne que <MiseEnEvidence>les créances mentionnées sur la liste des créanciers</MiseEnEvidence> nées antérieurement à l'ouverture de la procédure.</Paragraphe><Paragraphe>Le plan ne concerne pas les créances suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Créances liées à un contrat de travail (salaires, indemnités de congés payés)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Créances alimentaires (pension alimentaire)</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Créances d'origine délictuelle (sommes dues dans le cadre d'une condamnation)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Créances d'un montant inférieur à <Valeur>500 €</Valeur></Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Échec du plan de continuation</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si l'entreprise n'est pas en mesure de présenter un plan de continuation viable dans le délai de 3 mois du jugement d'ouverture, une <LienInterne LienPublication="F22314" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">procédure de redressement</LienInterne> ou <LienInterne LienPublication="F22330" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">de liquidation judiciaire</LienInterne> peut être ouverte si les conditions sont réunies.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000043567213" ID="R60486"><Titre>Loi n°2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire : article 13</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006133197/#LEGISCTA000006133197" ID="R40858"><Titre>Code de commerce : articles L620-1 à L627-4</Titre><Complement>Articles L620-1 à L627-4 (procédure de sauvegarde)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044214185" ID="R60485"><Titre>Décret n°2021-1354 du 16 octobre 2021 relatif à la procédure de traitement de sortie de crise</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044214328" ID="R60484"><Titre>Décret n°2021-1355 portant diverses mesures d'application de l'article 13 de la loi n°2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire</Titre></Reference><ServiceEnLigne ID="R20462" URL="http://www.bodacc.fr/" type="Téléservice"><Titre>Consulter le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (bodacc.fr)</Titre><Source ID="R30608">Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre</Source></ServiceEnLigne><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R63736" URL="https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/en-pratique/entrepreneuriat/faq_difficultes_entrepreneur_individuel.pdf" audience="Professionnels"><Titre>Foire aux questions : traitement des difficultés de l'entrepreneur individuel</Titre><Source ID="R30656">Ministère chargé de l'économie</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R60483"><Titre>Cessation des paiements</Titre><Texte><Paragraphe>Situation où la trésorerie dont l'entreprise dispose n'est plus suffisante pour régler ses dettes. Dans ce cas, l'entreprise doit effectuer une déclaration de cessation des paiements, appelée dépôt de bilan, auprès du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60629"><Titre>Créances salariales</Titre><Texte><Paragraphe>Sommes que l'employeur doit au salarié au titre de son contrat de travail (salaire, arriéré de salaire, indemnité de congés payés, indemnité de préavis, indemnité de licenciement)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R15912"><Titre>Créancier</Titre><Texte><Paragraphe>Personne à qui l'on doit de l'argent ou la fourniture d'une prestation</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60518"><Titre>Mandataire judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Représente et défend les intérêts des créanciers lorsqu'une entreprise est en procédure collective.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60520"><Titre>Coobligé</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui est obligée avec d'autres au paiement d'une dette</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R32988"><Titre>Sûreté</Titre><Texte><Paragraphe>En droit du crédit, garantie accordée à un créancier, qui lui permet d'obtenir paiement en cas de défaillance du débiteur, par affectation d'un bien (sûreté réelle : hypothèque ou gage) ou apportée par un tiers (sûreté personnelle : cautionnement)</Paragraphe></Texte></Definition></Publication>