<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F32966" type="Fiche d'information" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.0/Publication.xsd"><dc:title>Compte courant d'associé : fonctionnement et fiscalité</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Fiscalité</dc:subject><dc:description>Pour faire face au besoin de trésorerie d'une société, les associés, dirigeants ou salariés peuvent mettre à la disposition de la société des fonds appelés avances en comptes courants. Ces avances sont considérées comme des prêts donnant lieu au versement d'intérêts. Les intérêts versés aux associés sont déductibles des bénéfices de l'entreprise à condition de respecter certains critères.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Direction de l'information légale et administrative (Première ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2023-04-04</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F32966</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046872552, https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;?idArticle=LEGIARTI000031816199&amp;cidTexte=LEGITEXT000006069577</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N13442</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Professionnels</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><Cible>Tout professionnel</Cible><FilDAriane><Niveau ID="Professionnels">Accueil professionnels</Niveau><Niveau ID="N24265">Fiscalité</Niveau><Niveau ID="N13442">Imposition d'une société</Niveau><Niveau ID="F32966" type="Fiche d'information">Compte courant d'associé : fonctionnement et fiscalité</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme><SousThemePere ID="N10736">Impôts liés au chiffre d'affaires</SousThemePere><DossierPere ID="N13442"><Titre>Imposition d'une société</Titre><SousDossier ID="N13442-1"><Titre>Impôt sur les sociétés (IS)</Titre><Fiche ID="F23575">Entreprises concernées et taux d'imposition</Fiche><Fiche ID="F23510">Déclaration et paiement</Fiche><Fiche ID="F23628">Report de déficit</Fiche><Fiche ID="F31909">Calcul du résultat fiscal d'une entreprise</Fiche><Fiche ID="F31973">Charges déductibles du résultat fiscal d'une entreprise</Fiche><Fiche ID="F33465">Attestation de résidence fiscale pour les professionnels</Fiche><Fiche ID="F31265">Passer de l'impôt sur les sociétés à l'imposition des bénéfices sur le revenu</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N13442-2"><Titre>Imposition des rémunérations</Titre><Fiche ID="F33816">Rémunération des dirigeants de société</Fiche><Fiche ID="F32963">Distribution de dividendes</Fiche><Fiche ID="F32966">Rémunération des comptes courants d'associé</Fiche><Fiche ID="F33162">Plus-values professionnelles</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N13442-3"><Titre>Autres impositions des sociétés</Titre><Fiche ID="F32042">Société civile de moyens (SCM)</Fiche><Fiche ID="F22790">Taxe sur les surfaces commerciales (Tascom)</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Imposition des rémunérations</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Pour faire face au besoin de trésorerie d'une société, les associés, dirigeants ou salariés peuvent mettre à la disposition de la société des fonds appelés <MiseEnEvidence>avances en comptes courants</MiseEnEvidence>. Ces avances sont considérées comme des prêts donnant lieu au versement d'intérêts. Les intérêts versés aux associés sont déductibles des bénéfices de l'entreprise à condition de respecter certains critères.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Compte courant d'associé : de quoi s'agit-il ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour faire face à ses besoins de trésorerie, la société peut utiliser différents procédés : recourir à une <LienInterne LienPublication="F36607" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">augmentation de capital</LienInterne>, emprunter auprès d'un établissement de crédit ou encore <MiseEnEvidence>organiser des avances en compte courant</MiseEnEvidence> (appelé aussi apports en compte courant).</Paragraphe><Paragraphe>Le compte courant d'associé est un <MiseEnEvidence>prêt consenti par un associé, un dirigeant ou un salarié</MiseEnEvidence> à la société.</Paragraphe><Paragraphe>Les modalités du compte courant (rémunération, durée, remboursement, etc.) sont précisées par les statuts ou dans une <MiseEnEvidence>convention de compte courant</MiseEnEvidence> conclue entre la société et l'associé.</Paragraphe><Paragraphe>Qui peut réaliser des avances en compte courant d'associé ?</Paragraphe><Paragraphe>Les personnes pouvant réaliser des avances dites <Expression>en compte courant </Expression>et ainsi bénéficier d'un <MiseEnEvidence>compte courant d'associé</MiseEnEvidence> sont les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Associés et actionnaires, <MiseEnEvidence>personnes physiques</MiseEnEvidence> quel que soit le nombre de parts sociales ou d'actions détenues dans le capital</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Dirigeants</MiseEnEvidence> : administrateur, membre du directoire et du conseil de surveillance, gérant, président de SAS, directeur général, directeur général délégué de SA ou SAS</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Salariés</MiseEnEvidence> de la société dans la limite de <Valeur>10  %</Valeur>des <LienInterne LienPublication="F24024" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">capitaux propres</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Sociétés commerciales (SA, <LienInterne LienPublication="R24383" type="Sigle">SARL</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="R38677" type="Sigle">SAS</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="R55197" type="Sigle">SCA</LienInterne>) dont les comptes sont certifiés par un <LienIntra LienID="R32143" type="Définition de glossaire">commissaire aux comptes</LienIntra>. Celles-ci <MiseEnEvidence>peuvent consentir</MiseEnEvidence>, à titre accessoire, <MiseEnEvidence>des prêts</MiseEnEvidence> à moins de 3 ans à d'autres sociétés avec lesquelles elles entretiennent des relations économiques (on parle de « prêt intergroupe » ou de « pool de trésorerie »).</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Il n'y a pas de compte courant d'associé dans une <MiseEnEvidence>entreprise individuelle</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Quelles sommes peuvent alimenter le compte courant d'associé ?</Paragraphe><Paragraphe>Le compte courant est alimenté de <MiseEnEvidence>l'une des façons suivantes</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Par la rémunération du dirigeant, du salarié</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Par les éventuels <LienIntra LienID="R1005" type="Définition de glossaire">dividendes</LienIntra> ou remboursements de frais qui n'ont pas été perçus</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Par des sommes d'argent déposées volontairement par l'associé, le dirigeant ou le salarié</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Dans tous les cas, la personne qui réalise l'avance en compte courant dispose d'une <LienIntra LienID="R12474" type="Définition de glossaire">créance</LienIntra> à l'égard de la société. Les avances en compte courant sont donc enregistrées au <LienIntra LienID="R57061" type="Définition de glossaire">passif</LienIntra> du bilan de la société.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Un compte courant d'associé peut-il être débiteur ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque le compte courant d'associé est <MiseEnEvidence>débiteur</MiseEnEvidence>, cela équivaut à un <MiseEnEvidence>découvert de compte courant</MiseEnEvidence>. Cela signifie que l'associé doit de l'argent à la société.</Paragraphe><Paragraphe>Il est <MiseEnEvidence>interdit</MiseEnEvidence> aux personnes suivantes d'avoir un compte courant débiteur :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Dirigeants et associés personnes physiques d'une <LienInterne LienPublication="R24383" type="Sigle">SARL</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Administrateurs et directeurs généraux d'une SA et <LienInterne LienPublication="R38677" type="Sigle">SAS</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>En revanche, une <LienIntra LienID="R60351" type="Définition de glossaire">personne morale</LienIntra> (c'est-à-dire une société) peut avoir un compte courant débiteur. Cette pratique est courante dans les groupes de sociétés.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Dans les <LienInterne LienPublication="R38211" type="Sigle">SCI</LienInterne> et dans les <LienInterne LienPublication="R31844" type="Acronyme">Scop</LienInterne>, les comptes courants peuvent être débiteurs.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelle est la rémunération du compte courant d'associé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le compte courant d'associé s'analyse comme un <MiseEnEvidence>prêt consenti à la société par un associé</MiseEnEvidence>. Il peut donc être rémunéré, comme un emprunt bancaire, par le <MiseEnEvidence>versement d'<MiseEnEvidence>intérêts</MiseEnEvidence></MiseEnEvidence> à cet associé.</Paragraphe><Paragraphe>Le taux d'intérêt est fixé par les statuts ou par la <MiseEnEvidence>convention de compte courant</MiseEnEvidence> conclue entre la société et l'associé.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si l'associé est une <LienIntra LienID="R60417" type="Définition de glossaire">personne physique</LienIntra>, celui-ci peut librement <MiseEnEvidence>renoncer à percevoir des intérêt</MiseEnEvidence><MiseEnEvidence>s</MiseEnEvidence>. En revanche, lorsque l'associé est une société ou une association, il n'est pas possible d'accorder une avance en compte courant sans aucune contrepartie, c'est-à-dire sans versement d'intérêts.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Lorsque le compte courant d'associé est rémunéré, les intérêts versés aux associés peuvent être <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F31973" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">déduits du bénéfice imposable</LienInterne></MiseEnEvidence> de la société.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, cette déduction est limitée fiscalement par un taux maximal d'intérêts déductibles, également appelé « taux de référence  ». Son montant varie <MiseEnEvidence>en fonction de la date de clôture</MiseEnEvidence> de l'exercice de la société.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, lorsque le taux d'intérêt (fixé par les statuts ou la convention) est <MiseEnEvidence>supérieur au taux de référence</MiseEnEvidence>, la partie excédentaire des intérêts versés à l'associé <MiseEnEvidence>n'est pas déductible</MiseEnEvidence> du bénéfice imposable.</Paragraphe><Tableau><Titre>Taux maximal d'intérêts déductibles pour une durée d'exercice de 12 mois coïncidant avec l'année civile</Titre><Colonne largeur="30" type="normal"/><Colonne largeur="18" type="normal"/><Rangée type="header"><Cellule><Paragraphe>Clôture de l'exercice</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Taux de référence</Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 mai au 29 juin 2022</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>1,15 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 30 juin au 30 juillet 2022</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>1,35 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 juillet au 31 août 2022</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>1,42 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 août au 29 septembre 2022</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>1,49 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 30 septembre au 30 octobre 2022</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>1,66 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 octobre au 29 novembre 2022</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>1,76 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 30 novembre au 31 décembre 2022</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>1,87 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 décembre au 31 janvier 2023</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>2,55 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 1er février au 28 février 2023</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>2,85 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée></Tableau><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Un associé accorde à la société une <MiseEnEvidence>avance en compte courant</MiseEnEvidence> de <Valeur>20 000 €</Valeur>. Le <MiseEnEvidence>taux d'intérêt</MiseEnEvidence> est fixé à <Valeur>2,5 %</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>La société <MiseEnEvidence>clôture</MiseEnEvidence> son exercice le 30 novembre 2022, le <MiseEnEvidence>taux de référence</MiseEnEvidence> est donc de <Valeur>1,87 %</Valeur> (voir tableau ci-dessus).</Paragraphe><Paragraphe>Au moment du remboursement des fonds, la société devra verser à l'associé <Valeur>500 €</Valeur> d'intérêts (<Valeur>2,5 %</Valeur> de 20 000).</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, la société ne pourra déduire que <Valeur>374 €</Valeur> (<Valeur>1,87 %</Valeur> de 20 000) de son bénéfice imposable. L'excédent de <Valeur>126 €</Valeur> (500-374) ne pourra pas figurer dans les charges déductibles.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment le compte courant d'associé est-il remboursé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En général, les conditions de remboursement du compte courant d'associé sont précisées dans les <LienInterne LienPublication="F32232" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">statuts</LienInterne> ou dans la convention de compte courant.</Paragraphe><Paragraphe>En l'absence de précision, la <LienIntra LienID="R12474" type="Définition de glossaire">créance</LienIntra> dont dispose l'associé à l'égard de la société est <MiseEnEvidence>remboursable à tout moment</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsque l'associé en fait la demande, la société dispose d'un <MiseEnEvidence>délai de 5 ans</MiseEnEvidence> à compter de la demande pour rembourser la créance.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L'associé peut <MiseEnEvidence>renoncer</MiseEnEvidence> à son droit à remboursement.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Le remboursement du compte courant peut-il être bloqué ?</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Bloquer un compte courant d'associé</MiseEnEvidence> signifie que la société n'a plus l'obligation de rembourser les fonds apportés. La société dispose alors de véritables capitaux permanents.</Paragraphe><Paragraphe>Cette décision est prise soit à <LienIntra LienID="R63334" type="Définition de glossaire">l'unanimité</LienIntra> de l'assemblée générale des associés, soit dans une <MiseEnEvidence>convention de blocage</MiseEnEvidence> (un contrat) signée entre la société et l'associé. Elle sert ainsi de <MiseEnEvidence>garantie </MiseEnEvidence>à l'occasion de l'octroi de crédits par un établissement bancaire.</Paragraphe><Paragraphe>La société peut-elle refuser de rembourser le compte courant ?</Paragraphe><Paragraphe>Lorsque l'associé réclame le remboursement de son compte courant, la société <MiseEnEvidence>ne peut pas refuser le remboursement</MiseEnEvidence> (même en raison de difficultés financière). Elle ne peut pas non plus limiter le remboursement au montant que sa trésorerie peut supporter.</Paragraphe><Paragraphe>En revanche, <MiseEnEvidence>la société peut réclamer des délais de paiement</MiseEnEvidence> (limités à 2 ans) pour rembourser le compte courant.</Paragraphe><Paragraphe>Que se passe-t-il en cas de redressement ou de liquidation judiciaire de la société ?</Paragraphe><Paragraphe>Après l'ouverture d'une <LienIntra LienID="R57210" type="Définition de glossaire">procédure collective</LienIntra>, la société n'a plus le droit de rembourser le compte courant d'associé. L'associé doit donc, comme tout créancier, <LienInterne LienPublication="F22359" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">déclarer sa créance</LienInterne> auprès du <LienIntra LienID="R60518" type="Définition de glossaire">mandataire judiciaire</LienIntra> ou du liquidateur judiciaire.</Paragraphe><Paragraphe>Dans cette hypothèse, l'associé est remboursé après les <LienIntra LienID="R54850" type="Définition de glossaire">créanciers privilégiés</LienIntra> de la société et si les finances de la société le permettent.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelle est la fiscalité du compte courant d'associé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>règles fiscales applicables</MiseEnEvidence> aux comptes courants d'associé sont différentes pour la société bénéficiaire des avances et l'associé titulaire du compte courant.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Société bénéficiaire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les intérêts versés à l'associé sont des <LienInterne LienPublication="F31973" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">charges financières déductibles du résultat</LienInterne> de l'entreprise à condition que l'entreprise respecte les <MiseEnEvidence>2 conditions</MiseEnEvidence> suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Le capital social est intégralement <MiseEnEvidence>libéré</MiseEnEvidence> (c'est-à-dire que les associés doivent avoir versé la totalité de leur <LienIntra LienID="R61783" type="Définition de glossaire">apport</LienIntra> au capital de l'entreprise).</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le taux d'intérêt pratiqué n'excède pas le <MiseEnEvidence>taux de référence</MiseEnEvidence> (on se réfère au taux brut avant imposition)</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Lorsque le taux d'intérêt fixé est <MiseEnEvidence>supérieur au taux de référence</MiseEnEvidence>, la partie excédentaire constitue une <LienInterne LienPublication="F31973" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">charge non déductible</LienInterne><MiseEnEvidence/> du bénéfice de la société. Chaque compte courant doit être examiné séparément et il ne peut y avoir compensation entre un excédent d'intérêt constaté pour un compte courant et une insuffisance pour un autre.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Par ailleurs, les avances en compte courant constituent une forme de <MiseEnEvidence>prêt</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>L'entreprise qui en bénéficie doit ainsi déposer <MiseEnEvidence>chaque année </MiseEnEvidence>une déclaration de contrat de prêt (cerfa n° 10142), au plus tard à la date de dépôt de sa déclaration de résultat.<LienExterne URL="http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/10741-PGP.html?identifiant=BOI-FORM-000085-20161005">Fiche de calcul à joindre à la déclaration de résultat - BOFIP - impôts - ZRD</LienExterne></Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R1087" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/node/8907" numerocerfa="10142" autrenumero="2062" type="Formulaire"><Titre>Déclaration de contrat de prêt</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Associé</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Associé personne physique</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les intérêts perçus par l'associé personne physique constituent des produits de placement à revenu fixe imposés selon le <LienInterne LienPublication="F2613" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">prélèvement forfaitaire unique</LienInterne> ou intégrés dans le <LienInterne LienPublication="F2613" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">barème progressif de l'impôt sur le revenu.</LienInterne></Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Associé personne morale (société ou association)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les intérêts perçus par la personne morale imposée à <LienInterne LienPublication="F23575" type="Fiche d'information" audience="Professionnels">l'impôt sur les sociétés</LienInterne> sont des produits financiers imposables.</Paragraphe><Paragraphe>Pour une entreprise qui relève de l'impôt sur le revenu, les intérêts sont imposés via <LienInterne LienPublication="N23456" type="Dossier" audience="Professionnels">l'impôt sur le revenus</LienInterne> de ses associés.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Dossier ID="N23456" audience="Professionnels"><Titre>Impôt sur le revenu d'un professionnel</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Dossier><Fiche ID="F2613" audience="Particuliers"><Titre>Imposition des produits de placement à revenus fixes</Titre><Theme ID="N19803"><Titre>Argent - Impôts - Consommation</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F23575" audience="Professionnels"><Titre>Impôt sur les sociétés (IS) : entreprises concernées et taux d'imposition</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F31973" audience="Professionnels"><Titre>Charges déductibles du résultat fiscal d'une entreprise</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F22359" audience="Professionnels"><Titre>Déclaration de créances</Titre><Theme ID="N31925"><Titre>Entreprises en difficulté</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046872552" ID="R35926"><Titre>Code général des impôts : article 39</Titre><Complement>Déduction des intérêts des comptes courants d'associés du bénéfice net de la société</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;?idArticle=LEGIARTI000031816199&amp;cidTexte=LEGITEXT000006069577" ID="R41522"><Titre>Code général des impôts : article 212</Titre><Complement>Intérêts afférents aux sommes laissées ou mises à disposition d'une entreprise par une entreprise liée, directement ou indirectement</Complement></Reference><ServiceEnLigne ID="R34946" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/node/8904" numerocerfa="10951*19" autrenumero="2058 A" type="Formulaire"><Titre>Détermination du résultat fiscal de l'entreprise (impôt sur les sociétés et bénéfices industriels et commerciaux)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><ServiceEnLigne ID="R1087" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/node/8907" numerocerfa="10142" autrenumero="2062" type="Formulaire"><Titre>Déclaration de contrat de prêt</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R41523" URL="http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5505-PGP.html" audience="Professionnels"><Titre>Taux de référence - Intérêts déductibles des comptes courants d'associés</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R32143"><Titre>Commissaire aux comptes</Titre><Texte><Paragraphe>Membre d'une profession libérale réglementée, chargé du contrôle comptable, financier et juridique d'une société, dont il est indépendant. Il dispose d'un droit d'alerte en cas d'irrégularités dans la gestion du personnel dirigeant.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1005"><Titre>Dividende</Titre><Texte><Paragraphe>Partie des bénéfices d'une société distribuée aux associés ou actionnaires</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12474"><Titre>Créance</Titre><Texte><Paragraphe>Droit permettant à une personne d'exiger quelque chose d'une autre personne, en général le paiement d'une somme d'argent. Terme souvent utilisé pour désigner la somme due.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57061"><Titre>Passif (en comptabilité)</Titre><Texte><Paragraphe>Dettes (déduites des ressources de l'entreprise) ou ressources financières immobilisées (capitaux)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60351"><Titre>Personne morale</Titre><Texte><Paragraphe>Structure, comme une association, à qui la loi donne la possibilité de passer des actes juridiques (contrat) et d'exercer des actions en justice. Une personne morale peut également supporter des obligations et voire sa responsabilité engagée. Elle est composée d'une ou de plusieurs personnes physiques.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60417"><Titre>Personne physique</Titre><Texte><Paragraphe>Individu qui possède une personnalité juridique et qui lui permet de conclure des actes juridiques</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R63334"><Titre>Unanimité</Titre><Texte><Paragraphe>Tous les associés ou actionnaires de la société sont d'accord et positionnent leurs voix sur une même opinion.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57210"><Titre>Procédure collective</Titre><Texte><Paragraphe>Procédure organisant le règlement des dettes et la liquidation éventuelle des biens d'une entreprise en difficulté (exemple : redressement ou liquidation judiciaire)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60518"><Titre>Mandataire judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Représente et défend les intérêts des créanciers lorsqu'une entreprise est en procédure collective.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54850"><Titre>Créancier privilégié</Titre><Texte><Paragraphe>Créancier qui bénéficie d'une garantie (nantissement, gage, hypothèque, privilège, etc.) lui assurant une priorité de paiement sur les autres créanciers de son débiteur, appelés <Expression>créanciers simples</Expression></Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R61783"><Titre>Apport en numéraire</Titre><Texte><Paragraphe>Versement d'une somme d'argent par une personne lors de la création d'une société. Cette personne devient ainsi associé ou actionnaire de la société.</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R24383" type="Sigle"><Titre>SARL</Titre><Texte><Paragraphe>Société à responsabilité limitée</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R38677" type="Sigle"><Titre>SAS</Titre><Texte><Paragraphe>Société par actions simplifiée</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R55197" type="Sigle"><Titre>SCA</Titre><Texte><Paragraphe>Société en commandite par actions</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R38211" type="Sigle"><Titre>SCI</Titre><Texte><Paragraphe>Société civile immobilière</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R31844" type="Acronyme"><Titre>Scop</Titre><Texte><Paragraphe>Société coopérative ouvrière de production</Paragraphe></Texte></Abreviation></Publication>