<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F2730" type="Fiche Question-réponse" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.0/Publication.xsd"><dc:title>Peut-on revenir sur le partage des biens suite à un divorce ?</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Famille - Scolarité</dc:subject><dc:description>Oui. On peut revenir sur le partage des biens résultant d'un divorce si l'un des ex-époux a été lésé dans le partage ou si un bien a été oublié.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Direction de l'information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor><dc:date>modified 2023-04-21</dc:date><dc:type>Question-réponse</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F2730</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000033427998/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165530, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165772, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006181838</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N159</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Question-réponse</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19805">Famille - Scolarité</Niveau><Niveau ID="N159">Divorce, séparation de corps</Niveau><Niveau ID="F2730" type="Fiche Question-réponse">Peut-on revenir sur le partage des biens suite à un divorce ?</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19805"><Titre>Famille - Scolarité</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20092">Couple</SousThemePere><DossierPere ID="N159"><Titre>Divorce, séparation de corps</Titre><SousDossier ID="N159-1"><Titre>Divorce devant un juge (contentieux)</Titre><Fiche ID="F35837">Procédure de divorce</Fiche><Fiche ID="F10569">Divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage</Fiche><Fiche ID="F10577">Divorce pour faute</Fiche><Fiche ID="F10568">Divorce pour altération définitive du lien conjugal</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N159-2"><Titre>Divorce sans juge (amiable)</Titre><Fiche ID="F10567">Divorce par consentement mutuel</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N159-3"><Titre>Effets du divorce</Titre><Fiche ID="F1760">Prestation compensatoire </Fiche><Fiche ID="F36139">Droits et obligations des ex-époux après un divorce</Fiche><Fiche ID="F903">Procédure de partage des biens</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N159-4"><Titre>Séparation de corps et de biens</Titre><Fiche ID="F980">Séparation de corps</Fiche></SousDossier></DossierPere><Texte><Paragraphe>Vous avez divorcé et partagé vos biens et vous vous rendez compte qu'un bien a été oublié ou sous-évalué lors du partage ?</Paragraphe><Paragraphe>Il existe des actions en <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R64354" type="Définition de glossaire">nullité</LienIntra> de partage</MiseEnEvidence> ou en <MiseEnEvidence>complément de part</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Vous pouvez régler le litige à l'amiable par la rédaction d'une <MiseEnEvidence>convention</MiseEnEvidence>. En cas de conflit, la procédure se déroule devant le tribunal judiciaire. <MiseEnEvidence>L'avocat est obligatoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Texte><ListeSituations affichage="onglet"><Situation><Titre>Divorce par consentement mutuel</Titre><Texte><Chapitre><Paragraphe>Après un <LienInterne LienPublication="F10567" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">divorce par consentement mutuel</LienInterne>, vous pouvez demander un <MiseEnEvidence>complément de part</MiseEnEvidence> si vous avez été lésé de plus d'un 1/4 de votre part ou si un bien a été oublié dans le partage.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de <LienIntra LienID="R64875" type="Définition de glossaire">dol</LienIntra>, de <LienIntra LienID="R64876" type="Définition de glossaire">violence</LienIntra> ou d'erreur, vous pouvez demander la <MiseEnEvidence>nullité</MiseEnEvidence> du partage.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quels cas peut-on faire une demande en complément de part ?</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Si un des époux a été lésé de plus d'1/4</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Vous avez le droit de partager vos biens de manière inégale. Vous avez par exemple pu recevoir 1/3 des biens et votre ex-époux 2/3.</Paragraphe><Paragraphe>Cependant, si vous avez été lésé de plus d'1/4, vous pouvez demander un <MiseEnEvidence>complément de part</MiseEnEvidence>. Par exemple, si un des biens partagés a été sous-évalué. La valeur dont vous avez été lésée peut vous être accordée en <LienIntra LienID="R2399" type="Définition de glossaire">numéraire</LienIntra> ou en nature (par exemple appartement, terrain).</Paragraphe><Paragraphe>Pour déterminer si vous avez été lésé, il faut se placer <MiseEnEvidence>au moment du partage</MiseEnEvidence> et étudier la valeur qui devait vous être attribuée.</Paragraphe><Paragraphe>Vous pouvez convenir entre vous à l'amiable du complément de part à accorder. Une nouvelle convention doit être établie et validée par le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de désaccord, le Jaf doit être saisi. <MiseEnEvidence>L'avocat est obligatoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>vous devez agir pour un complément de part dans un délai de<MiseEnEvidence> 2 ans </MiseEnEvidence>à compter du partage.</Paragraphe></Attention></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Si un bien a été oublié dans le partage</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Vous ou votre époux avez pu oublier de faire figurer dans l'acte de partage un bien commun. Dans ce cas, vous pouvez uniquement faire une demande de <MiseEnEvidence>partage complémentaire</MiseEnEvidence> portant seulement sur ce bien, même si ce bien est de faible valeur.</Paragraphe><Paragraphe>Si le bien a été oublié, le partage complémentaire peut être fait d'un commun accord entre vous. Une nouvelle convention doit être établie et validée par le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales doit être saisi. <MiseEnEvidence>L'avocat est obligatoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>votre demande n'est pas soumise au délai de<LienIntra LienID="R54969" type="Définition de glossaire"> prescription</LienIntra>. Elle peut être faite à tout moment.</Paragraphe></Attention></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quels cas peut-on demander la nullité de partage ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le partage peut être déclaré nul en cas de <MiseEnEvidence>vice de consentement</MiseEnEvidence> (<LienIntra LienID="R64875" type="Définition de glossaire">dol</LienIntra>, <LienIntra LienID="R64876" type="Définition de glossaire">violence</LienIntra>) ou d'erreur. Dans ces cas, vous pouvez saisir le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Dol ou violence</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le fait de dissimuler <MiseEnEvidence>intentionnellement </MiseEnEvidence>une information importante peut être considéré comme un <MiseEnEvidence>dol</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Ces tromperies peuvent porter sur l'étendue du patrimoine, les revenus, la réalité de la situation familiale (nouveau concubinage par exemple).</Paragraphe><Paragraphe>Le vice de consentement peut être aussi évoqué lors de<LienIntra LienID="R64876" type="Définition de glossaire"> violence</LienIntra> commise de la part de votre ex-époux ou de ses proches. C'est le cas par exemple si vous avez été amené à vous engager ou à renoncer à un droit en raison d'un comportement menaçant et par crainte (dépendance économique, fragilité psychologique...).</Paragraphe><Paragraphe>En cas de recel de communauté (dissimulation volontaire), vous pouvez demander des <LienIntra LienID="R12532" type="Définition de glossaire">dommages et intérêts</LienIntra> à votre ex-époux.</Paragraphe><Paragraphe>Celui-ci peut être privé du bien qui lui avait été attribué dans le partage.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>vous devez agir dans un délai de<MiseEnEvidence> 2 ans </MiseEnEvidence>à compter du partage.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de dol ou de violence, la prescription court à compter du jour où vous avez découvert le dol ou du jour où la violence a cessé.</Paragraphe></Attention></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Erreur</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La nullité du partage peut être demandée en cas d'<MiseEnEvidence>erreur </MiseEnEvidence><MiseEnEvidence><MiseEnEvidence/>sur les caractéristiques ou la valeur d'un bien</MiseEnEvidence>. Par exemple, en cas d'erreur sur l'authenticité d'une œuvre d'art ou encore si un ex-époux se voit attribuer un terrain à bâtir inconstructible dont la valeur est diminuée.</Paragraphe><Paragraphe>L'erreur peut porter sur les droits des ex-époux ou sur la propriété des biens à partager.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Vous devez agir dans un délai de<MiseEnEvidence> 2 ans </MiseEnEvidence>à compter du partage.</Paragraphe><Paragraphe>En cas d'erreur, la prescription court à compter du jour où vous l'avez découverte.</Paragraphe></Attention></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Existe-t-il une procédure amiable ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si les ex-époux trouvent un accord amiable, ils peuvent établir une nouvelle convention.</Paragraphe><Paragraphe>Cet accord doit être homologué par le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne> pour lui donner la même force <LienIntra LienID="R62164" type="Définition de glossaire">exécutoire</LienIntra> qu'une décision de justice.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal compétent est celui du domicile de l'un ou de l'autre des ex-époux.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire</Titre><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>En cas de désaccord, comment saisir le juge ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de <MiseEnEvidence>désaccord</MiseEnEvidence>, vous devez saisir le juge aux affaires familiales par <LienIntra LienID="R12538" type="Définition de glossaire">assignation</LienIntra>. Vous devez prendre un<MiseEnEvidence> avocat</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal compétent est celui du <LienIntra LienID="R31717" type="Définition de glossaire">défendeur</LienIntra> ou du lieu où se situe le bien immobilier.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire</Titre><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Si vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne> pour prendre en charge tout ou partie de vos frais d'avocat.</Paragraphe></Chapitre></Texte></Situation><Situation><Titre>Autre type de divorce</Titre><Texte><Chapitre><Paragraphe>Vous pouvez revenir sur le partage des biens résultant d'un <LienInterne LienPublication="F35837" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">divorce judiciaire</LienInterne> si vous avez été lésé de plus d'1/4 de la valeur des biens lors du partage ou si un bien a été oublié.</Paragraphe><Paragraphe>Dans le cas où un bien a été volontairement dissimulé, vous pouvez contester le partage pour recel de communauté.</Paragraphe><Paragraphe>Vous ne pouvez pas revenir sur un partage pour cause de nullité (dol, violence ou erreur) si votre divorce a été prononcé par un juge. Lors du procès, le juge a vérifié que vos droits et votre volonté ont été respectés et, depuis, votre jugement a acquis <LienIntra LienID="R31039" type="Définition de glossaire">autorité de la chose jugée</LienIntra>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quel cas peut-on faire une demande en complément de part ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si vous avez été<MiseEnEvidence> lésé de plus d’1/4</MiseEnEvidence>, vous pouvez faire une <MiseEnEvidence>action en complément de part</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>C'est le cas si l'actif partageable ou certains biens ont été mal évalués.</Paragraphe><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Si la masse à partager est évaluée à <Valeur>160 000 €</Valeur>, chacun doit recevoir en valeur<Valeur> 80 000 €</Valeur>. Si vous n’avez reçu moins de <Valeur>60.000 €</Valeur> en valeur, vous avez été lésé car vous avez reçu un lot qui n’atteint pas les ¾ de ce que vous devez recevoir normalement.</Paragraphe></ANoter><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Pour évaluer s'il y a eu préjudice, il faut considérer la valeur des biens à <MiseEnEvidence>l'époque du partage</MiseEnEvidence> et non pas au jour où la procédure est engagée.</Paragraphe></Attention><Paragraphe>Vous devez prouver que vous avez été lésé.</Paragraphe><Paragraphe>Vous pouvez convenir à l'amiable, dans une convention,<MiseEnEvidence/><MiseEnEvidence> </MiseEnEvidence>du complément de part à accorder. Cette convention doit ensuite être homologuée par le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne> pour lui donner la même force <LienIntra LienID="R62164" type="Définition de glossaire">exécutoire</LienIntra> qu'une décision de justice.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>En cas de désaccord</MiseEnEvidence> sur le complément de part ou sur la valeur du préjudice, le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne> doit être saisi.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L'avocat est obligatoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>vous devez agir dans un délai de<MiseEnEvidence> 2 ans </MiseEnEvidence>à compter du partage.</Paragraphe></Attention></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quel cas peut-on faire une demande de partage complémentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si vous avez oublié de faire figurer un bien commun dans l’acte de partage, vous pouvez faire une <Expression/><MiseEnEvidence><Expression>action en partage complémentaire</Expression></MiseEnEvidence> portant seulement sur ce bien.</Paragraphe><Paragraphe>Si vous êtes d'<MiseEnEvidence>accord tous les 2</MiseEnEvidence>, le partage complémentaire peut être fait à l'amiable dans une convention. Elle doit ensuite être homologuée par le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne> pour lui donner la même force <LienIntra LienID="R62164" type="Définition de glossaire">exécutoire</LienIntra> qu'une décision de justice.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>En cas de désaccord</MiseEnEvidence>, le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne> doit être saisi.<MiseEnEvidence/></Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L'avocat est obligatoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>votre demande n'est pas soumise au délai de<LienIntra LienID="R54969" type="Définition de glossaire"> prescription</LienIntra>. Elle peut être faite à tout moment.</Paragraphe></Attention></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quel cas peut-on sanctionner un recel de communauté ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Votre ex-époux a détourné ou dissimulé<MiseEnEvidence> intentionnellement</MiseEnEvidence> un bien ou une dette commune, on parle de <MiseEnEvidence>recel de communauté</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Ce recel peut être commis pendant la vie commune ou après la dissolution de la communauté jusqu'au partage. Par exemple, votre ex-époux vous a caché la vente d'actions ou a dissimulé l'intéressement financier versé par son employeur. Dans ces cas, il y a volonté de rompre l'égalité du partage.</Paragraphe><Paragraphe>Il en est de même si votre ex-époux a dissimulé une dette commune (par exemple un crédit à la consommation).</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Vous pouvez saisir le juge en cas de recel de communauté si vous êtes mariés sous le régime de la <LienInterne LienPublication="F835" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">communauté réduite aux acquêts</LienInterne> ou de la communauté universelle.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Vous devez rapporter la <LienInterne LienPublication="F1800" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">preuve</LienInterne> du recel dont vous vous estimez victime.</Paragraphe><Paragraphe>Le bien recélé par votre ex-époux auteur du fait lui est retiré et vous est attribué intégralement.</Paragraphe><Paragraphe>Si une dette a été dissimulée par votre ex-époux, il en assume <MiseEnEvidence>seul et entièrement</MiseEnEvidence> le remboursement (crédit, facture...).</Paragraphe><Paragraphe>Vous pouvez demander des <LienIntra LienID="R12532" type="Définition de glossaire">dommages et intérêts</LienIntra> à votre ex-époux pour la réparation du préjudice.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>En cas de désaccord sur la valeur d'un bien ou d'oubli ou de dissimulation, comment saisir le juge ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de désaccord sur la valeur d'un bien, l'oubli d'un bien commun ou la dissimulation d'une dette commune, le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne> doit être saisi par <LienIntra LienID="R12538" type="Définition de glossaire">assignation</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut éventuellement ordonner une <LienInterne LienPublication="F35219" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">expertise</LienInterne> pour vérifier la réalité et le montant de votre préjudice.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire</Titre><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Vous devez vous faire assister par un <MiseEnEvidence>avocat</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R14218" type="Local personnalisable"><Titre>Avocat</Titre><PivotLocal>avocat_conseil_national</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Si vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne> pour prendre en charge tout ou partie de vos frais d'avocat.</Paragraphe></Chapitre></Texte></Situation></ListeSituations><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F903" audience="Particuliers"><Titre>Divorce : procédure de partage des biens</Titre><Theme ID="N19805"><Titre>Famille - Scolarité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1384" audience="Particuliers"><Titre>Faire appel d'un jugement civil ou pénal</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1381" audience="Particuliers"><Titre>Demander la révision d'une décision de justice (pénale ou civile)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F20851" audience="Particuliers"><Titre>Saisir le tribunal judiciaire (anciens tribunaux d'instance/de grande instance)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><OuSAdresser ID="R14218" type="Local personnalisable"><Titre>Avocat</Titre><PivotLocal>avocat_conseil_national</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux</Source></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000033427998/" ID="R49110"><Titre>Code civil : articles 229-1 à 229-4</Titre><Complement>Contenu convention article 229-3</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165530" ID="R35754"><Titre>Code civil : articles 887 à 888</Titre><Complement>Action en nullité de partage</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165772" ID="R35755"><Titre>Code civil : articles 889 à 892</Titre><Complement>Action en complément de part</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006181838" ID="R34259"><Titre>Code civil : articles 1467 à 1480</Titre><Complement>Liquidation, partage et recel de la communauté</Complement></Reference><Definition ID="R64354"><Titre>Nullité</Titre><Texte><Paragraphe>Annulation d'un acte ou d'une procédure</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64875"><Titre>Dol</Titre><Texte><Paragraphe>Manœuvre mensongère dans le but d'obtenir le consentement d'une autre personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64876"><Titre>Violence</Titre><Texte><Paragraphe>Acte intentionnel ou non provoquant chez la victime un trouble physique ou moral comportant des conséquences dommageables pour sa personne, ses proches ou leurs biens</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R2399"><Titre>En numéraire</Titre><Texte><Paragraphe>Paiement en argent, qui peut être sous forme d'espèces, de chèques, de virements, etc.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54969"><Titre>Délai de prescription d'une action</Titre><Texte><Paragraphe>Temps pendant lequel une action en justice peut être introduite</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12532"><Titre>Dommages et intérêts</Titre><Texte><Paragraphe>Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R62164"><Titre>Titre exécutoire</Titre><Texte><Paragraphe>Copie d'une décision de justice ou d'un acte rédigé par un notaire sur lequel une formule exécutoire est écrite. Cette formule est un ordre donné aux forces de police ou à la gendarmerie pour aider un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire) à exécuter la décision figurant dans le document.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12538"><Titre>Assignation</Titre><Texte><Paragraphe>Acte du commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) informant une personne qu'un procès est engagé contre elle et la convoquant devant une juridiction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R31717"><Titre>Défendeur (justice)</Titre><Texte><Paragraphe>Personne contre laquelle une action en justice est engagée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R31039"><Titre>Autorité de la chose jugée</Titre><Texte><Paragraphe>Se dit d'un jugement qui a une valeur légale et qui peut être contesté uniquement par les voies de recours prévues</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R45626" type="Sigle"><Titre>Jaf</Titre><Texte><Paragraphe>Juge aux affaires familiales</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F36328" audience="Particuliers">Divorce : quelles sont les règles de partage des biens des époux ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F1800" audience="Particuliers">Quels sont les modes de preuve dans un procès civil ?</QuestionReponse></Publication>