<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F952" type="Fiche d'information" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.0/Publication.xsd"><dc:title>Enfant victime de maltraitance</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>Vous êtes victime de maltraitance ou vous avez connaissance d'une situation de maltraitance envers un enfant ? L'enfant maltraité peut bénéficier de protections particulières de la part des services sociaux et des associations spécialisées. Des mesures de protection peuvent ordonnées par le juge. L'auteur de la maltraitance encourt des sanctions pénales. Nous vous indiquons les démarches à effectuer.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Direction de l'information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor><dc:date>modified 2023-05-10</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F952</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181751/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181756/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165321/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165378/, http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000024496760&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000034099781, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033460642/</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N260</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N260">Mineur victime</Niveau><Niveau ID="F952" type="Fiche d'information">Enfant victime de maltraitance</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20279">Justice des mineurs</SousThemePere><DossierPere ID="N260"><Titre>Mineur victime</Titre><Fiche ID="F20283">Vol ou racket</Fiche><Fiche ID="F952">Mauvais traitements</Fiche><Fiche ID="F2274">Infraction sexuelle</Fiche><Fiche ID="F31985">Harcèlement à l'école</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Vous êtes victime de maltraitance ou vous avez connaissance d'une situation de maltraitance envers un enfant ? L'enfant maltraité peut bénéficier de protections particulières de la part des services sociaux et des associations spécialisées. Des mesures de protection peuvent ordonnées par le juge. L'auteur de la maltraitance encourt des sanctions pénales. Nous vous indiquons les démarches à effectuer.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment est caractérisée la maltraitance ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Il s'agit de la maltraitance commise sur un mineur par ses parents ou par des personnes de son entourage (membre de la famille, voisin, ami...).</Paragraphe><Paragraphe>Cette maltraitance peut être caractérisée par :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>des <LienInterne LienPublication="F2274" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">violences physiques ou sexuelles</LienInterne> (morsure, brûlure, étranglement, attouchement, mutilation sexuelle...)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>des violences psychologiques (brimades, menaces...)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>ou la privation volontaire de soins (alimentation, médicaments, hygiène...)</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>le <LienInterne LienPublication="F31985" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">harcèlement scolaire</LienInterne> et les autres cas de violences entre élèves font l'objet d'un traitement spécifique.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui doit faire un signalement lorsqu'un enfant est victime de maltraitance ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>Toute personne</MiseEnEvidence> (mineure ou majeure) témoin d'un acte de maltraitance envers un enfant ou soupçonnant un enfant en danger ou risquant de l'être <MiseEnEvidence>doit</MiseEnEvidence> signaler les faits. Il peut s'agir d'un particulier ou d'un professionnel (assistante sociale, médecin...).</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>le signalement peut être <MiseEnEvidence>anonyme</MiseEnEvidence>, qu'il soit fait par courrier ou par téléphone.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Vous êtes informés des suites données à une information préoccupante sur un mineur en danger sauf si cette information est contraire à ses intérêts ou vôtres.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le procureur de la République peut également lancer , de lui-même, une enquête à la suite d'un signalement.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Ne pas alerter : quelles en sont les conséquences ?</Paragraphe><Paragraphe>La non-dénonciation d'une situation de maltraitance dont vous avez connaissance peut être punie de 3 ans de prison et de <Valeur>45 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe><Paragraphe>Alerte mensongère : quelles en sont les conséquences ?</Paragraphe><Paragraphe>Le fait d'alerter volontairement les autorités sur des faits que vous savez inexacts relève de la <LienIntra LienID="R63295" type="Définition de glossaire">dénonciation calomnieuse</LienIntra>. Ce délit est puni par une peine de prison pouvant aller jusqu'à 5 ans et une amende de <Valeur>45 000 €</Valeur>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui devez-vous contacter en cas de maltraitance ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le 119</Paragraphe><Paragraphe>Si vous êtes <MiseEnEvidence>victime</MiseEnEvidence> ou si vous <MiseEnEvidence>avez connaissance d'une situation de maltraitance</MiseEnEvidence> d'un enfant (témoin direct ou indirect), vous devez appeler le 119.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R20576" type="Centre de contact"><Titre>Enfance en danger - 119</Titre><Texte><Paragraphe>Numéro d'appel destiné à tout enfant ou adolescent victime de violences ou à toute personne préoccupée par une situation d'enfant en danger ou en risque de l'être.</Paragraphe><Chapitre><Titre><Paragraphe>Par téléphone</Paragraphe></Titre><Paragraphe> <MiseEnEvidence>119</MiseEnEvidence> (appel gratuit et confidentiel)</Paragraphe><Paragraphe>24h/24 et 7 jours/7</Paragraphe><Paragraphe>Le 119 n’apparaît pas sur les relevés de téléphone.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Par téléphone de l'étranger</Paragraphe></Titre><Paragraphe>01 53 06 38 94</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Sur le site www.allo119.gouv.fr</Paragraphe></Titre><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://www.allo119.gouv.fr/besoin-daide?tchat=1">Tchat en temps réel</LienExterne> destiné aux moins de 21 ans (lundis et vendredis de 17 h à 21 h et mardis, mercredis, jeudis de15 h à 19 h)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://www.allo119.gouv.fr/besoin-daide?tchat=1">Plateforme de traduction en langue des signes</LienExterne> pour les personnes sourdes et malentendantes</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://www.allo119.gouv.fr/besoin-daide?tchat=1">Formulaire de recueil en ligne</LienExterne> pour déposer une situation</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre></Texte></OuSAdresser><Paragraphe>Les services d'urgence (15, 17, 18)</Paragraphe><Paragraphe>Vous avez la possibilité de contacter les <LienInterne LienPublication="F33954" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">services d'urgence</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>L'aide sociale à l'enfance (ASE)</Paragraphe><Paragraphe>Vous pouvez également contacter les services du département : aide sociale à l'enfance (ASE) ou la cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip).</Paragraphe><OuSAdresser ID="R3" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Services du département</Titre><PivotLocal>cg</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.fr/navigation/cg"/></OuSAdresser><Paragraphe>Le procureur de la République</Paragraphe><Paragraphe>Pour les cas d'une exceptionnelle gravité (violences physiques ou sexuelles par exemple), il est possible de s'adresser directement, par courrier, au <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire</Titre><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>à titre exceptionnel, le <LienInterne LienPublication="F2176" type="Fiche avec liens externes" audience="Particuliers">juge des enfants</LienInterne> peut intervenir, de lui-même, lorsqu'il l'estime nécessaire (se saisir d'office).</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment l'enfant victime de maltraitance peut-il porter plainte ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Même si vos parents sont impliqués, en tant que victime, vous pouvez déposer une <LienInterne LienPublication="F1567" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">plainte simple.</LienInterne> Cet acte vous permet de <MiseEnEvidence>signaler</MiseEnEvidence> à la justice (procureur de la République, officiers de police judiciaire) les faits dont vous avez été victime (violences physiques ou psychologiques, privation de soin...).</Paragraphe><Paragraphe>Mais, si vous souhaitez que votre plainte donne lieu à des poursuites, obtenir une indemnisation, vous devrez <LienInterne LienPublication="F1454" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">vous constituer partie civile. </LienInterne>Pour ce faire vous devrez <MiseEnEvidence>obligatoirement</MiseEnEvidence> être représenté :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>par une personne majeure (grand-parent, tuteur, <LienIntra LienID="R31608" type="Définition de glossaire">administrateur ad hoc</LienIntra>...),</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>ou par une association (de plus de 5 ans d'ancienneté, dont l'objet est la défense des victimes). Dans ce cas, la procédure doit déjà avoir été lancée par le <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> ou faire suite à votre plainte.</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>les <LienIntra LienID="R54969" type="Définition de glossaire">délais de prescription</LienIntra> concernant la plupart des infractions commises sur les mineurs sont particulièrement longs (30 ans à compter de la majorité de la victime en cas de viol). L'auteur des maltraitances peut donc être poursuivi et condamné même longtemps après les faits.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quand intervient l'aide sociale à l'enfance ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>A la suite du signalement, le service de l'aide sociale à l'enfance (ASE) peut intervenir au domicile de l'enfant pour évaluer sa situation.</Paragraphe><Paragraphe>Si cet examen conclut à l'existence d'un danger ou d'un risque de danger pour l'enfant, le service peut proposer diverses mesures de protection administratives (par exemple des aides à domicile, un accueil ou hébergement ponctuel).</Paragraphe><Paragraphe>Si l'examen de la situation conclut à un danger pour l'enfant et que les parents refusent les mesures de protection administratives ou qu'elles ne sont pas efficaces, le service peut saisir le procureur de la République. Celui-ci peut s'adresser à un juge des enfants pour qu'il mette en place des mesures d'assistance éducative (mesure de suivi et d'aide à la famille) ou, si l'enfant court un grave danger, décider de le placer temporairement en urgence (dans une famille d'accueil par exemple).</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles mesures de protection peuvent être prises par la justice ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge des enfants peut prendre des mesures de suivi et d'aide à la famille et des mesures de placement.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Mesures de suivi et d'aide à la famille</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge des enfants essaie, dans la mesure du possible, de <MiseEnEvidence>maintenir l'enfant dans sa famille.</MiseEnEvidence> Il désigne alors une personne qualifiée ou un service spécialisé pour aider la famille.</Paragraphe><Paragraphe>Le service spécialisé va mettre en place un accompagnement social et éducatif de la famille pour <MiseEnEvidence>assurer la santé, la sécurité et l'éducation de l'enfant</MiseEnEvidence>. Ce dernier peut également bénéficier d'un accompagnement psychologique.</Paragraphe><Paragraphe>Quand l'enfant est suivi par un service spécialisé, il peut y être hébergé de façon exceptionnelle ou périodique (1 semaine par mois par exemple).</Paragraphe><Paragraphe>Le juge peut soumettre l'enfant ou ses parents au respect de certaines obligations. Elles peuvent être les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Suivre une scolarité (être inscrit dans un établissement sanitaire ou d'éducation, y compris en internat)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Exercer une activité professionnelle par l'enfant, s'il est <LienInterne LienPublication="F1649" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">en âge de travailler</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Respecter un suivi psychologique ou médical</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Si l'enfant est suivi par un service spécialisé, la mesure peut durer <MiseEnEvidence>2 ans maximum</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>renouvelable 1 fois</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Si l'enfant est suivi par une personne qualifiée, il n'y a <MiseEnEvidence>pas de durée maximale.</MiseEnEvidence></Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Mesures de placement</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge des enfants peut décider d'une <LienInterne LienPublication="F3140" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">mesure de placement</LienInterne> dans les cas les plus graves.</Paragraphe><Paragraphe>Cette mesure ne retire pas <LienInterne LienPublication="F3135" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">l'autorité parentale</LienInterne> aux parents de l'enfant.</Paragraphe><Paragraphe>De telles mesures sont fixées pour une durée de <MiseEnEvidence>2 ans maximum</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>renouvelable 1 fois</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, il est possible que les mesures soient ordonnées pour une durée supérieure si la situation de la famille l'exige.</Paragraphe><Paragraphe>Les parents peuvent obtenir un <LienInterne LienPublication="F18786" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">droit de visite</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Les frais occasionnés par la prise en charge du mineur doivent être payés par les parents, sauf décision contraire du juge.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les peines applicables en cas de maltraitance d'un mineur ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les peines varient en fonction de la nature des atteintes portées au mineur.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>En cas de violences volontaires</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine encourue pour les violences volontaires sur une victime mineure varie en fonction des éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Age du mineur</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Gravité des faits</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Fréquence des faits</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Relation entre l'auteur des faits et le mineur</Paragraphe></Item></Liste><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences sur enfant âgé de moins de 15 ans</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à 8 jours</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par des tiers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 3 ans d'emprisonnement et <Valeur>45 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par les parents</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 5 ans d'emprisonnement et <Valeur>75 000 €</Valeur> d'amende lorsque les faits sont commis par un parent ou par une personne qui a autorité sur le mineur (par exemple, un beau-parent).</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences habituelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de violences habituelles, la peine peut aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et <Valeur>75 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par des tiers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 5 ans d'emprisonnement et <Valeur>75 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par les parents</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 10 ans d'emprisonnement et <Valeur>150 000 €</Valeur> d'amende lorsque les faits sont commis par un parent ou par une personne qui a autorité sur le mineur (par exemple, un beau-parent).</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences habituelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de violences habituelles, la peine peut aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et <Valeur>150 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par des tiers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sont punies de 15 ans de réclusion criminelle.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par les parents</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 20 ans de réclusion criminelle lorsque l'infraction est commise par un parent ou par une personne ayant autorité sur le mineur (par exemple un beau-parent).</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences habituelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de violences habituelles, la peine la peine peut aller jusqu'à 20 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra>.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par des tiers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 20 ans de réclusion criminelle.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par les parents</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 30 ans de réclusion criminelle lorsque les faits sont commis par un parent ou par une personne qui a autorité sur le mineur.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences habituelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de violences habituelles ayant entraîné la mort, la peine la peine peut aller jusqu'à 30 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra>.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences sur enfant âgé de plus de 15 ans</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à 8 jours</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par un tiers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est une amende de <Valeur>750 €</Valeur> s'il n'y a pas d'incapacité temporaire de travail, et de <Valeur>1 500 €</Valeur> s'il y a une incapacité temporaire de travail.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commise par une personne qui a autorité sur l'enfant</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 3 ans d'emprisonnement et <Valeur>45 000 €</Valeur> d’amende.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences habituelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de violences habituelles, la peine peut aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et <Valeur>75 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par un tiers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 3 ans d'emprisonnement et <Valeur>45 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commise par une personne qui a autorité sur l'enfant</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 5 ans d'emprisonnement et <Valeur>75 000 €</Valeur> d’amende.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences habituelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de violences habituelles, la peine peut aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et <Valeur>150 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par un tiers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 10 ans d'emprisonnement et <Valeur>150 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commise par une personne qui a autorité sur l'enfant</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 15 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences habituelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de violences habituelles, la peine la peine peut aller jusqu'à 20 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra>.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commises par un tiers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 15 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences commise par une personne qui a autorité sur l'enfant</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La peine est de 20 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Violences habituelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de violences habituelles ayant entraîné la mort, la peine la peine peut aller jusqu'à 30 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra>.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>En cas de violences sexuelles</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La loi prévoit des <LienInterne LienPublication="F2274" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">peines plus sévères en cas de violences à caractère sexuel</LienInterne> (couramment appelée <Expression>abus sexuels</Expression>) sur mineurs. En outre, les délais pendant lesquelles des poursuites peuvent être engagées contre le(s) auteur(s) des faits sont allongés.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>En cas ce mise en danger de la santé et de la moralité d'un mineur</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les peines varient selon l'auteur et les circonstances. Ainsi :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Lorsqu'un ascendant (ou toute autre personne exerçant l'autorité parentale ou ayant autorité sur un mineur de quinze ans) prive l'enfant d'aliments ou de soins au point de compromettre sa santé, la peine est de <MiseEnEvidence>7 ans d'emprisonnement</MiseEnEvidence> et <Valeur>100 000 €</Valeur> d'amende. En cas de mort du mineur, la peine est alors de<MiseEnEvidence> 30 ans</MiseEnEvidence> de<LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire"> réclusion criminelle</LienIntra>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Lorsque le père ou la mère, se soustrait, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de son enfant mineur, la peine est de <MiseEnEvidence>2 ans d'emprisonnement </MiseEnEvidence>et <Valeur>30 000 €</Valeur> d'amende</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Lorsque les parents d'un enfant (ou toute personne exerçant l'autorité parentale ou une autorité de fait de façon continue) de ne pas inscrire l'enfant dans un établissement d'enseignement, sans excuse valable, en dépit d'une mise en demeure de l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation, la peine est de <MiseEnEvidence>6 mois d'emprisonnement</MiseEnEvidence> et <Valeur>7 500 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le fait de forcer un mineur à <MiseEnEvidence>consommer des substances dangereuses </MiseEnEvidence>(alcool, tabac, stupéfiants), ou à en faire un usage illicite, est également sanctionné par la loi. Ainsi en cas de  :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Usage illicite de stupéfiant, la peine est de <MiseEnEvidence>5 d'emprisonnement</MiseEnEvidence> et de <Valeur>100 000 €</Valeur> d'amende</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Consommation excessive d'alcool, la peine est d'<MiseEnEvidence>1 an de prison</MiseEnEvidence> et <Valeur>15 0000 €</Valeur> d'amende</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Consommation habituelle d'alcool, la peine est de <MiseEnEvidence>2 ans de prison</MiseEnEvidence> et <Valeur>45 000 €</Valeur></Paragraphe></Item></Liste></ANoter></Cas></BlocCas><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les personnes reconnues coupables de ces infractions peuvent aussi encourir des <LienInterne LienPublication="F1406" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">peines complémentaires </LienInterne>(par exemple : interdiction des droits civiques, civils et de famille).</Paragraphe></ANoter></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F20283" audience="Particuliers"><Titre>Mineur victime de vol ou d'extorsion (racket)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F2274" audience="Particuliers"><Titre>Infractions sexuelles sur mineur</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181751/" ID="R32635"><Titre>Code pénal : articles 222-7 à 222-16-3</Titre><Complement>Peines encourues en cas de violences</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181756/" ID="R2175"><Titre>Code pénal : articles 226-13 à 226-14</Titre><Complement>Dérogation au secret professionnel en cas de mineur en danger</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165321/" ID="R2302"><Titre>Code pénal : articles 227-15 à 227-28-3</Titre><Complement>Peines encourues en cas de mise en danger d'un mineur</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165378/" ID="R14973"><Titre>Code pénal : articles 434-1 à 434-7</Titre><Complement>Peines encourues en cas de non-dénonciation d'un crime ou d'un délit</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000024496760&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R35702"><Titre>Code de procédure pénale : article 7</Titre><Complement>Délais de prescription pour les actes criminels commis sur des enfants</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000034099781" ID="R34938"><Titre>Code de procédure pénale : article 8</Titre><Complement>Délais de prescription pour les actes délictuels commis sur les enfants</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033460642/" ID="R35710"><Titre>Code de procédure pénale : article 2-3</Titre><Complement>Exercices des droits de la partie civile par une association de protection de l'enfance</Complement></Reference><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R38927" URL="https://www.has-sante.fr/jcms/c_1760393/fr/maltraitance-chez-l-enfant-reperage-et-conduite-a-tenir" audience="Particuliers" format="application/pdf" poids="164.4 KB"><Titre>Maltraitance chez l'enfant : repérage et conduite à tenir</Titre><Source ID="R30720">Haute Autorité de santé</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R32657" URL="https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/familles-enfance/publications-10757/protection-de-l-enfance-guides/" audience="Particuliers"><Titre>Guides pratiques sur la protection de l'enfance</Titre><Source ID="R30662">Ministère chargé de la santé</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R41472" URL="http://www.justice.gouv.fr/justice-des-mineurs-10042/" audience="Particuliers"><Titre>La justice des mineurs</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R59005" URL="https://parcours-victimes.fr" audience="Particuliers"><Titre>Parcours victimes (violences physiques, sexuelles ou psychologiques)</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R63295"><Titre>Dénonciation calomnieuse</Titre><Texte><Paragraphe>Fait de dénoncer une personne à la police ou à la gendarmerie pour des faits que l'on sait totalement ou partiellement inexacts.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1123"><Titre>Procureur de la République</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R31608"><Titre>Administrateur ad hoc</Titre><Texte><Paragraphe>Personne chargée d'accompagner juridiquement un mineur non émancipé afin de protéger ses intérêts</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000031345343/" ID="R15663"><Titre>Code civil : articles 388 à 388-2</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R54969"><Titre>Délai de prescription d'une action</Titre><Texte><Paragraphe>Temps pendant lequel une action en justice peut être introduite</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R18488"><Titre>Réclusion criminelle</Titre><Texte><Paragraphe>Peine de prison prononcée en cas de crime.</Paragraphe></Texte></Definition><QuestionReponse ID="F17777" audience="Particuliers">Que peut faire un juge des enfants pour protéger un mineur en danger ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F781" audience="Particuliers">Enfant en danger : comment le signaler ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F1567" audience="Particuliers">Un mineur peut-il porter plainte ?</QuestionReponse></Publication>