<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F18535" type="Fiche d'information" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.0/Publication.xsd"><dc:title>Rétention de sûreté pour criminel</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>La rétention de sûreté est un placement forcé dans un centre socio-médico-judiciaire après la fin d'une peine criminelle. La mesure est prise à titre exceptionnel si le détenu présente une menace grave pour la société. La rétention de sûreté est décidée en même temps que la peine criminelle. Mais la mesure peut aussi être prise après le jugement, si le détenu ne respecte pas les obligations d'une surveillance de sûreté.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Direction de l'information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor><dc:date>modified 2021-03-29</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F18535</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000021958550, http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000019726098&amp;idSectionTA=LEGISCTA000019726101&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154, http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000019726091&amp;idSectionTA=LEGISCTA000019726093&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154, http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000019726062&amp;idSectionTA=LEGISCTA000019726064&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N275</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N275">Condamnations et peines</Niveau><Niveau ID="F18535" type="Fiche d'information">Rétention de sûreté pour criminel</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20334">Sanctions pénales</SousThemePere><DossierPere ID="N275"><Titre>Condamnations et peines</Titre><SousDossier ID="N275-1"><Titre>Peines principales et complémentaires</Titre><Fiche ID="F32803">Amendes</Fiche><Fiche ID="F14148">Prison ferme</Fiche><Fiche ID="F1406">Peines complémentaires</Fiche><Fiche ID="F1407">Travail d'intérêt général (TIG)</Fiche><Fiche ID="F32312">Contrainte pénale</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-2"><Titre>Exécution des condamnations</Titre><Fiche ID="F1779">Décision du juge pénal</Fiche><Fiche ID="F1531">Application du sursis</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-3"><Titre>Suivi des anciens détenus</Titre><Fiche ID="F1278">Surveillance de sûreté</Fiche><Fiche ID="F18535">Rétention de sûreté</Fiche><Fiche ID="F32562">Libération conditionnelle</Fiche><Fiche ID="F34150">Libération sous contrainte</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-4"><Titre>Casier judiciaire</Titre><Fiche ID="F14710">Contenu du casier</Fiche><Fiche ID="F1420">Demande de bulletin numéro 3</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Suivi des anciens détenus</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>La rétention de sûreté est un placement forcé dans un centre socio-médico-judiciaire après la fin d'une peine criminelle. La mesure est prise à titre exceptionnel si le détenu présente une menace grave pour la société. La rétention de sûreté est décidée en même temps que la peine criminelle. Mais la mesure peut aussi être prise après le jugement, si le détenu ne respecte pas les obligations d'une <LienIntra LienID="R52420" type="Définition de glossaire">surveillance de sûreté</LienIntra>.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>De quoi s'agit-il ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La rétention de sûreté un placement forcé dans un centre de soin. Ce placement concerne la personne condamnée pour un crime grave et qui a fini de purger sa peine. Le détenu qui fait l'objet d'une rétention de sûreté n'est donc pas libéré. Le placement en centre de soins est motivé par la dangerosité de la personne et la nécessité de protéger la société d'une <LienIntra LienID="R731" type="Définition de glossaire">récidive</LienIntra>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui est concerné ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Toutes les conditions suivantes doivent être remplies pour qu'un placement en rétention de sûreté soit décidé.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Conditions liées au crime et à la peine</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre><Paragraphe>Victime majeure</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le détenu doit avoir été condamné à une peine d’au moins 15 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra> pour l'un des crimes graves suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Viol, meurtre ou assassinat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Torture et actes de barbarie</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Enlèvement ou séquestration</Paragraphe></Item></Liste></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Victime mineure</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le détenu doit avoir été condamné à une peine d’au moins 15 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra> pour l'un des crimes graves suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Viol, meurtre ou assassinat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Torture et actes de barbarie</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Enlèvement ou séquestration</Paragraphe></Item></Liste></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Conditions liées à la personnalité du criminel</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personnalité du criminel doit répondre aux 2 caractéristiques suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Il souffre d'un trouble grave de la personnalité</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Il présente une grande dangerosité, caractérisée par une possibilité très élevée de récidive</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Conditions liées à l'exécution de la peine</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le détenu doit avoir fini de purger sa peine et le placement doit lui permettre de bénéficier de soins adaptés à son trouble de personnalité.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Procédure</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si le crime a été commis après le 27 février 2008, la rétention de sûreté peut être décidée lors du jugement du crime commis par le détenu ou pendant qu'il fait l'objet d'une surveillance de sûreté.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre><Paragraphe>Rétention prononcée en même temps que la peine criminelle</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La juridiction qui condamne une personne qui a commis un crime grave doit décider si la personne doit être soumise ou non à la rétention de sûreté à la fin de sa peine.</Paragraphe><Paragraphe>Si la rétention de sûreté a été décidée lors de la condamnation, elle doit être confirmée par la juridiction régionale de la rétention de sûreté.</Paragraphe><Paragraphe>Au moins 1 an avant la fin de sa peine, la situation du détenu est examinée par la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté (<LienInterne LienPublication="R52421" type="Sigle">CPMS</LienInterne>).</Paragraphe><Paragraphe>L'évaluation a lieu dans un service spécialisé chargé de l’observation des personnes détenues, pour une durée d'au moins 6 semaines. La personne visée sera soumise à une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité assortie d’une expertise médicale.</Paragraphe><Paragraphe>Si la <LienInterne LienPublication="R52421" type="Sigle">CPMS</LienInterne> conclut à la dangerosité du criminel, elle propose que celui-ci fasse l'objet d'une rétention de sûreté si toutes les conditions suivantes sont réunies  </Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Les critères de la rétention de sûreté sont réunis</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La rétention de sûreté constitue l'unique moyen de prévenir la récidive des crimes, car les obligations possibles dans le cadre d'autres mesures préventives (suivi socio-judiciaire, surveillance judiciaire, inscription sur le <LienInterne LienPublication="R39597" type="Sigle">FIJAIS</LienInterne> ) étant insuffisantes</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>La décision est prise par la juridiction régionale de la rétention de sûreté, après un <LienIntra LienID="R45502" type="Définition de glossaire">débat contradictoire</LienIntra> entre le ministère public et le condamné, toujours sur proposition de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté. La juridiction est saisie par le procureur général.</Paragraphe><Paragraphe>La personne condamnée doit être présente et a le droit d'être assistée d'un avocat.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R14218" type="Local personnalisable"><Titre>Avocat</Titre><PivotLocal>avocat_conseil_national</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux</Source></OuSAdresser><Paragraphe>La décision de la juridiction régionale de la rétention de sûreté peut être contestée par le détenu devant la juridiction nationale de la rétention de sûreté (<LienInterne LienPublication="R52422" type="Sigle">JNRS</LienInterne>). Cette juridiction se trouve à la Cour de cassation.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R182" type="National"><Titre>Cour de cassation</Titre><RessourceWeb URL="https://www.courdecassation.fr/"/></OuSAdresser><Paragraphe>Le recours doit être fait dans un délai de 10 <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">jours francs</LienIntra> à partir de la notification de la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours n'est pas suspensif : la mesure de rétention de sûreté peut s'appliquer.</Paragraphe><Paragraphe>La décision de la <LienInterne LienPublication="R52422" type="Sigle">JNRS</LienInterne> peut faire l'objet d'un <LienInterne LienPublication="F1382" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">pourvoi en cassation</LienInterne> dans les 5 <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">jours francs</LienIntra> de sa notification.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre><Paragraphe>Rétention décidée pendant la surveillance de sûreté</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La rétention de sûreté peut être imposée à une personne qui fait l'objet d'une surveillance de sûreté, si elle ne respecte pas les obligations de la surveillance de sûreté. Mais à condition que la personne constitue une menace particulièrement grave pour la société.</Paragraphe><Paragraphe>Le placement peut, dans ces conditions, être ordonné en urgence par le président de la juridiction régionale de la rétention de sûreté. Ce placement ordonné en urgence doit être confirmé au plus tard dans les 3 mois par la juridiction régionale de la rétention de sûreté, après avis favorable de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté (<LienInterne LienPublication="R52421" type="Sigle">CPMS</LienInterne>).</Paragraphe><Paragraphe>Les décisions de la juridiction régionale de la rétention de sûreté peuvent être contestées par la personne concernée devant la juridiction nationale de la rétention de sûreté (<LienInterne LienPublication="R52422" type="Sigle">JNRS</LienInterne>). Cette juridiction se trouve à la Cour de cassation.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R182" type="National"><Titre>Cour de cassation</Titre><RessourceWeb URL="https://www.courdecassation.fr/"/></OuSAdresser><Paragraphe>Le recours doit être fait dans un délai de 10 <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">jours francs</LienIntra> à partir de la notification de la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours n'est pas suspensif : la mesure de rétention de sûreté peut s'appliquer.</Paragraphe><Paragraphe>La décision de la <LienInterne LienPublication="R52422" type="Sigle">JNRS</LienInterne> peut faire l'objet d'un <LienInterne LienPublication="F1382" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">pourvoi en cassation</LienInterne> dans les 5 <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">jours francs</LienIntra> de sa notification.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Effets</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Placement dans un centre</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personne qui fait l'objet d'une rétention de sûreté est placée dans un centre socio-médico-judiciaire de sûreté, qui assure une prise en charge médicale, sociale et psychologique du condamné. La prise en charge médicale peut consister en un traitement diminuant la libido du condamné.</Paragraphe><Paragraphe>Le condamné peut :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Participer à des activités notamment éducatives ou de formation</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Exercer un emploi compatible avec sa présence au centre</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pratiquer des activités religieuses ou philosophiques</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Émettre ou recevoir des correspondances, recevoir des visites et téléphoner chaque jour</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Permission de sortie</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personne placée peut être autorisée à sortir quelques jours sous bracelet électronique en vue de maintenir ses liens familiaux ou de préparer la fin de la mesure.</Paragraphe><Paragraphe>La permission est accordée ou refusée par le juge de l'application des peines. Cette décision est susceptible de recours devant la juridiction régionale de la rétention de sûreté dans les 5 <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">jours francs</LienIntra> de sa <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra>.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Durée</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Durée initiale</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La décision de rétention de sûreté est valable pour une durée d'un an.</Paragraphe><Paragraphe>La mesure est suspendue par toute détention intervenue au cours de son exécution. Si la détention excède 6 mois, sa reprise doit être confirmée par la juridiction régionale de la rétention de sûreté au plus tard dans les 3 mois suivant la fin de la détention. Sinon il y est mis fin d'office.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Prolongation</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La mesure de rétention peut être renouvelée pour 1 an après avis favorable de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté. Il faut pour cela que les conditions initiales demeurent remplies, et que la dangerosité du condamné perdure.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Fin</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La rétention peut prendre fin avant l’expiration du délai :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Après un délai de 3 mois à partir de la <LienIntra LienID="R19325" type="Définition de glossaire">décision définitive</LienIntra> de rétention de sûreté, la personne condamnée peut demander à la juridiction régionale qu’il soit mis fin à la mesure. En l'absence de réponse dans un délai de 3 mois, la mesure est levée d'office. Si la demande est rejetée, aucune autre demande ne peut être déposée avant 3 mois.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La mesure est levée d'office par la juridiction régionale dès que la personne ne présente plus les risques de dangerosité qui ont motivé le recours à la rétention.</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Placement en surveillance de sûreté</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque la rétention de sûreté n’est pas prolongée ou s’il est mis fin à la mesure, la juridiction régionale peut placer la personne sous <LienInterne LienPublication="F1278" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">surveillance de sûreté</LienInterne>. Ce placement est fixé pendant une durée de 2 ans si le risque de récidive persiste. Sa décision interviendra après un débat contradictoire au cours duquel la personne est assistée d’un avocat de son choix ou commis d’office.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une personne condamnée à une peine de prison suite à une infraction en lien avec le terrorisme punie d'au moins 5 ans d'emprisonnement ou de 3 ans en cas de récidive peut être contrainte d'exécuter une mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion à la fin de sa peine. Cette mesure</Paragraphe><Paragraphe>Lorsqu'une personne a été condamnée à une peine privative de liberté, non assortie du sursis, d'une durée supérieure ou égale à cinq ans pour une ou plusieurs des infractions mentionnées aux articles 421-1 à 421-6 du code pénal, à l'exclusion de celles définies aux articles 421-2-5 et 421-2-5-1 du même code, ou d'une durée supérieure ou égale à trois ans lorsque l'infraction a été commise en état de récidive légale, et qu'il est établi, à l'issue d'un réexamen de sa situation intervenant à la fin de l'exécution de sa peine, que cette personne présente une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de récidive et par une adhésion persistante à une idéologie ou à des thèses incitant à la commission d'actes de terrorisme, faisant ainsi obstacle à sa réinsertion, le tribunal de l'application des peines de Paris peut, sur réquisitions du procureur de la République antiterroriste, ordonner, aux seules fins de prévenir la récidive et d'assurer la réinsertion, une mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion.</Paragraphe></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F1278" audience="Particuliers"><Titre>Surveillance de sûreté d'un criminel</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><OuSAdresser ID="R11621" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Maison de justice et du droit</Titre><Complement>Pour s'informer</Complement><PivotLocal>mjd</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/lieux-dacces-aux-droits-10111/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R34" type="Local personnalisable"><Titre>Permanence juridique</Titre><Complement>Pour s'informer</Complement><PivotLocal>permanence_juridique</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/annuaires-12162/annuaire-des-permanences-juridiques-21770.html"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R14218" type="Local personnalisable"><Titre>Avocat</Titre><Complement>Pour se faire assister</Complement><PivotLocal>avocat_conseil_national</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux</Source></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000021958550" ID="R18536"><Titre>Code de procédure pénale : articles 706-53-13 à 706-53-22</Titre><Complement>Placement en rétention de sûreté</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000019726098&amp;idSectionTA=LEGISCTA000019726101&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R33123"><Titre>Code de procédure pénale : articles R53-8-53 et R53-8-54</Titre><Complement>Avis de la commission</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000019726091&amp;idSectionTA=LEGISCTA000019726093&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R33124"><Titre>Code de procédure pénale : articles R53-8-55 à R53-8-61</Titre><Complement>Centres socio-médico-judiciaires de sûreté</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000019726062&amp;idSectionTA=LEGISCTA000019726064&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R33126"><Titre>Code de procédure pénale : articles R53-8-66 à R53-8-74</Titre><Complement>Droits des personnes en rétention de sûreté</Complement></Reference><Definition ID="R52420"><Titre>Surveillance de sûreté d'un criminel</Titre><Texte><Paragraphe>Obligations imposées à un détenu qui a fini d'exécuter une peine criminelle, pour protéger la société d'un risque de récidive.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R731"><Titre>Récidive légale</Titre><Texte><Paragraphe>Fait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction identique ou assimilée, dans un certain délai, et pouvant entraîner une peine plus lourde que celle normalement prévue</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R18488"><Titre>Réclusion criminelle</Titre><Texte><Paragraphe>Peine de prison prononcée en cas de crime.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R45502"><Titre>Débat contradictoire</Titre><Texte><Paragraphe>Débat où chaque partie est en mesure d'exposer son point de vue et de discuter des preuves, faits, arguments liés à l'affaire concernée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1008"><Titre>Jour franc</Titre><Texte><Paragraphe>Jour qui dure de 0h à 24h. Un délai ainsi calculé ne tient pas compte du jour de la décision à l'origine du délai, ni du jour de l'échéance. Si le délai s'achève un samedi ou un dimanche, il est reporté au lundi. Si le délai s'achève un jour férié, il est reporté d'un jour. Ainsi, par exemple, si un délai s'achève un samedi et le lundi suivant est un jour férié, il est reporté au mardi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R19325"><Titre>Jugement définitif</Titre><Texte><Paragraphe>Jugement dont toutes les voies de recours (opposition, appel, cassation) ont été utilisées ou pour lequel les délais pour faire opposition, appel ou de pourvoir en cassation sont expirés</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R52421" type="Sigle"><Titre>CPMS</Titre><Texte><Paragraphe>Commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R39597" type="Sigle"><Titre>FIJAIS</Titre><Texte><Paragraphe>Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R52422" type="Sigle"><Titre>JNRS</Titre><Texte><Paragraphe>Juridiction nationale de la rétention de sûreté</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F1157" audience="Particuliers">Quelles sont les différences entre une contravention, un délit et un crime ?</QuestionReponse></Publication>